-
Championnat de France de cyclisme: le sacre annoncé et "rêvé" de Romain Grégoire
-
Venezuela: un jeune garçon sauvé des décombres, quête d'autres survivants "à la seule force des bras"
-
MotoGP: Ogura enfin récompensé, nouveau triplé pour Aprilia
-
Mondial-2026: les Bleus dans leur bulle
-
Nouvelle-Calédonie: les loyalistes gagnent du terrain, mais sans majorité au Congrès
-
Canicule: la chaleur reflue, la vigilance sanitaire demeure
-
Accident d'avion lors d'un baptême de parachutisme près de Nancy: onze morts
-
Les principaux crashs d'avions légers en France des 30 dernières années
-
Les fonctionnaires ne doivent pas être "les boucs émissaires" des difficultés financières, selon un ministre
-
L'intrigante "bulle froide" de l'Atlantique qui pourrait accentuer les vagues de chaleur
-
Nouvelle-Calédonie: les loyalistes largement en tête en province Sud, participation en recul
-
Ukraine: au moins deux blessés dans une attaque contre Kiev
-
Mondial-2026: les Tops et Flops de la phase de groupes
-
Comité d'alerte des finances publiques le 7 juillet, nouvelles économies à la clef, selon un ministre
-
En Corée du Sud, des milliers de chiens disparus avant l'interdiction de leur viande
-
Comité d'alerte des finances publiques le 7 juillet, nouvelles économies à la clef (ministre)
-
Championnat des Nations: six Toulousains en renfort, dont Dupont et Ntamack
-
Dans l'Idaho, la nouvelle génération de réacteurs nucléaires américains devient réalité
-
La Belgique balayée par de violents orages, un mort
-
Au salon du vélo Eurobike, l'IA pédale pour un secteur en recul
-
Mondial-2026: Place au tableau final !
-
Pakistan: trois paramilitaires tués dans une attaque à Karachi
-
Mondial-2026: hors de ses bases, le Canada veut continuer à écrire son histoire
-
Un écrivain victime d'usurpation d'identité dénonce une IA qui "fait vaciller le réel"
-
Canicule: la chaleur reflue mais le bilan sanitaire inquiète
-
Le gouvernement va réduire la liste des travaux éligibles à MaPrimeRénov'
-
Canicule: la chaleur refflue mais le bilan sanitaire inquiète
-
Nouvelle-Calédonie: participation en net recul aux provinciales, l'archipel attend les résultats
-
Ouganda: le principal groupe de médias indépendant fermé par le chef de l'armée
-
Inflation, dettes, course à l'IA... La BRI met en garde contre des "points de tensions" pour l'économie mondiale
-
Le centre de l'Europe écrasé de chaleur, la France commence à compter ses morts
-
Canicule: les craintes se confirment sur de nombreux décès en France, mais moins qu'en 2003
-
Canicule: les Français commencent à souffler, mais le bilan sanitaire inquiète
-
Australie: dans l'Outback, les dromadaires font la course pour la "Camel Cup"
-
Canicule: les craintes se confirment sur de nombreux décès en France
-
Nouvelle-Calédonie: vote dans le calme pour des provinciales à hauts enjeux
-
L'Ardèche sur la brèche pour réguler ses sangliers
-
Sous le zinc, la fournaise: à Paris, le casse-tête du rafraîchissement des toits
-
Mondial-2026: Croatie, Algérie, Autriche et RDC passent, l'Iran sort
-
Mondial: Superbe nul et qualification pour l'Algérie et l'Autriche, l'Iran éliminé
-
Venezuela: plus de 72 heures après les séismes meurtriers, la quête éperdue de survivants
-
Avec ses sacs plastiques omniprésents, l'Asie bousculée par le choc énergétique
-
Nouvel échange de frappes entre les Etats-Unis et l'Iran, que Trump menace d'anéantir
-
Venezuela: 72 heures après les séismes meurtriers, la quête éperdue de survivants
-
Nouvelle-Calédonie: les électeurs aux urnes pour un scrutin décisif pour l'avenir de l'archipel
-
Nouveaux bombardements américains en Iran, que Trump menace encore d'anéantir
-
Mondial-2026: l'Angleterre finit bien, la Croatie passe
-
Mondial: la Croatie bat difficilement le Ghana et arrache son billet pour les 16e
-
Mondial-2026: l'Angleterre bat le Panama à l'usure (2-0) et se rassure
-
Argentine: démission du chef du cabinet des ministres pris dans un scandale
Assaut du Capitole: de l'enquête parlementaire au tribunal, un pas encore loin d'être franchi
Pour la commission d'enquête parlementaire sur l'assaut du Capitole le 6 janvier 2021, cela ne fait pas de doute: Donald Trump a enfreint la loi et a incité à l'insurrection. Mais si ses membres pensent avoir présenté des éléments accablants, porter l'affaire devant un tribunal - et s'assurer qu'elle soit en béton - est une autre paire de manches.
Le groupe d'élus a résumé ses 18 mois d'investigation lundi lors d'une dernière réunion publique, pendant laquelle sa vice-présidente, la républicaine Liz Cheney, a déclaré que l'ex-chef d'Etat était "inapte" à occuper de nouvelles fonctions publiques.
D'après la commission, les preuves rassemblées ont "conduit à une conclusion claire et primordiale: la cause centrale du 6 janvier était un seul homme, l'ancien président Donald Trump, que beaucoup d'autres ont suivi".
Le panel a voté à l'unanimité pour appeler le ministère de la Justice, dirigé par l'"Attorney General" Merrick Garland, à poursuivre l'ex-magnat, recommandant quatre chefs d'inculpation: appel à l'insurrection, complot à l'encontre de l'Etat américain, entrave à une procédure officielle (de certification d'un scrutin présidentiel) et fausses déclarations.
Donald Trump est accusé d'avoir passé des semaines à mentir à ses soutiens en affirmant que la présidentielle de 2020 lui avait été volée, et d'avoir embrasé une foule de ses partisans à Washington avant l'assaut puis de n'avoir rien fait pour stopper la violence.
Des experts juridiques ont qualifié le dossier présenté par la commission de convaincant, tout en avertissant que les règles s'appliquant aux procureurs dans le cadre d'une affaire pénale étaient plus contraignantes.
- A sens unique -
"Il existe tout un ensemble de règles fédérales sur les preuves, qui encadrent quels témoignages un jury peut entendre", écrit ainsi l'ancienne procureure Joyce Vance dans une analyse des travaux de la commission.
"Le ministère de la Justice est tenu d'évaluer soigneusement les preuves pour des questions telles que les propos rapportés, la pertinence et le préjudice subi afin de déterminer si les preuves recevables étant à disposition sont suffisantes."
Le républicain n'a jamais donné sa version des faits en détail, se contentant de dénoncer une chasse aux sorcières politique et de s'en prendre au panel.
Des analystes soulignent que la présentation de la commission était à sens unique et qu'elle n'a pas évoqué les possibles lignes de défense de M. Trump, comme le fait que son discours pourrait être protégé par le Premier amendement de la Constitution, relatif à la liberté d'expression.
Même le vice-président de Donald Trump, Mike Pence, honni par une partie des trumpistes pour avoir refusé d'aider à annuler l'élection - et qui a accusé le milliardaire de l'avoir "mis en danger" le 6 janvier 2021 - le défend aujourd'hui en arguant qu'avoir écouté les mauvais conseils d'avocats n'est pas un crime.
"Surtout, Trump avait tendance à opérer de manière insaisissable – confiant des tâches à des subordonnés, évitant la confrontation, évitant les e-mails. Les preuves recevables pourraient donc être plus difficiles à trouver que les partisans de la commission du 6 janvier ne s'y attendent", a dit à l'AFP l'avocat et ancien procureur adjoint au ministère de la Justice, Kevin O'Brien.
M. O'Brien pense que le ministre de la Justice Merrick Garland avancera avec énormément de prudence, et ne s'attend pas à voir une décision tomber sur une inculpation de sitôt.
Joyce Vance dit de son côté que des poursuites sont loin d'être "automatiques".
- Aller plus loin? -
Pour Gerard Filitti, du Lawfare Project, si l'affaire va devant un tribunal, le résultat le plus probable serait un jury divisé, car beaucoup d'Américains croient que Donald Trump pensait vraiment être victime d'une injustice.
"Le ministère n'inculpera probablement que s'il se sent sûr d'obtenir une condamnation", a-t-il dit à l'AFP. "Et davantage de preuves détaillées sont nécessaires sur ce que Trump savait, et quand il l'a su, que ce qui a été rendu public par la commission".
Le chef de la commission, Bennie Thompson, a reconnu la différence d'exigence en matière de preuves entre une enquête parlementaire et une investigation pénale, qualifiant les travaux du panel de "feuille de route" pour poursuivre M. Trump.
Le ministère n'est même pas tenu d'examiner les éléments de la commission. Mais plusieurs scénarios sont possibles.
Les procureurs pourraient par exemple aller beaucoup plus loin que la commission, en utilisant les pouvoirs que les élus n'ont pas pour imposer des assignations à comparaître devant des grands jurys et obtenir des preuves que le panel a identifiées mais n'a pas réussi à développer.
A.Clark--AT