-
Trump repart à l'attaque contre une responsable de la Fed, convoquée à la Maison Blanche
-
Presse: grève "inédite" dans les neuf journaux du groupe Ebra
-
La Bourse de Paris termine en rebond, mais recul sur la semaine
-
F1: à Singapour, duel Verstappen-Russell pour rafler des points au sprint
-
La Chine accepte de contenir ses exportations de véhicules hybrides vers l'UE, annonce un commissaire européen
-
Wembanyama, Theodora, Squeezie... Ces personnalités qui soutiennent le mouvement lycéen
-
L'Éthiopie et l'Érythrée s'accusent mutuellement d'"agression" sur fond de mouvements de troupes
-
Ni femmes, ni profils "exotiques" : quand l'IA est programmée pour discriminer
-
Livres : les labels "écrit par un humain" se multiplient après des scandales d'usage de l'IA
-
Inde : 20.000 policiers déployés à New Delhi avant une manifestation contre une réforme électorale
-
La décision du Pentagone de diffuser en direct une exécution militaire soulève l'indignation
-
Au dernier jour d'examen de la loi "intégrale", le RN fait tomber plusieurs mesures
-
Tennis: à bout de forces, Djokovic chute d'entrée à Shanghai
-
Les États-Unis et l'Ukraine mènent des discussions à Miami, les Européens conviés
-
Wall Street repart en avant grâce à la tech
-
Mouvement lycéen: encore des blocages, mais une "nette décélération" selon l'exécutif
-
WTA 1000 de Pékin: après Gauff, la Belge Mertens s'offre Swiatek et une demi-finale
-
L'ouragan Isaias se renforce en catégorie 3 à l'approche du sud des États-Unis
-
L'Ethiopie et l'Erythrée s'accusent mutuellement "d'agression"
-
L'Iran exclut des négociations avec Washington sous la "pression"
-
Tennis: Novak Djokovic éliminé dès son entrée en lice au Masters 1000 de Shanghaï
-
Début du premier tour de la primaire sociale-démocrate, ralenti par une cyberattaque
-
Mondiaux de judo: Kaïla Issoufi en finale des -78 kg
-
La Nobel de la paix Navi Pillay, infatigable défenseure des droits humains
-
F1: le Français Victor Martins espère être "dans l'aspiration" pour un volant chez Williams
-
L'armée américaine veut diffuser en direct l'exécution d'un meurtrier de militaires
-
Tensions entre jeunes et policiers à Bruxelles en marge d'une manifestation contre la rigueur budgétaire
-
Grève des pilotes d'Air Corsica, près d'un quart des vols annulés
-
Le commissaire européen au Commerce veut du "concret" de ses entretiens en Chine
-
Le Nobel de la paix à la Sud-africaine Navi Pillay, une vie de combat contre les atrocités
-
Cyclisme: tout juste retraité, Quintana s'attribue un "10 sur 10"
-
Le Nobel de la paix à la Sud-africaine Navi Pillay, une vie de combat contre les génocides
-
Mouvement lycéen: des profs remplaçants attendus, encore des blocages
-
L'UE retire le Panama de sa liste noire des paradis fiscaux
-
Trois Saoudiens tués dans les frappes jeudi contre l'aéroport de Ryad
-
Le Nobel de la paix à la juriste sud-africaine Navi Pillay
-
Fin de partie pour l'outil d'IA chinois accusé de cyberattaques par Séoul
-
Après un été de sécheresse, légumes et maraîchers reprennent des couleurs
-
Le groupe d'électroménager Seb sommé d'arrêter d'utiliser des PFAS par trois associations
-
La reine de Thaïlande pilote un avion de chasse
-
L'ouragan Isaias se renforce et menace le sud des États-Unis
-
Inde: veillée d'armes à New Delhi en vue d'une manifestation contre la révision électorale
-
Au Brésil, une élection au goût de revanche pour Jair Bolsonaro
-
Mouvement lycéen: encore des blocages, avant l'arrivée annoncée de profs remplaçants
-
Feux de forêt en Indonésie: Novita, un orang-outan sauvé des flammes
-
De l'IA dans le fromage: dans son usine centenaire, la Vache rit encore
-
Incendies en Indonésie: la Malaisie ferme des écoles et appelle à une réunion d'urgence
-
La création d'un super gendarme boursier européen en bonne voie
-
Trois chercheurs licenciés accusent OpenAI de faire taire ses spécialistes de la sécurité
-
Virgin prépare son retour en France et en Europe, via le tunnel sous la Manche
Glyphosate: la Cour suprême américaine déleste potentiellement Bayer de milliers de plaintes
La Cour suprême des Etats-Unis a tranché jeudi en faveur du géant allemand de l'agrochimie Bayer, qui espère que cela rendra caduques des dizaines de milliers de plaintes visant son herbicide phare à base de glyphosate, le Roundup.
Sept des neuf juges de l'institution ont estimé que l'entreprise ne pouvait être tenue responsable de l'absence de mise en garde relative à un éventuel risque de cancer sur ses produits Roundup.
Ils soulignent que les autorités sanitaires américaines ne requièrent rien de tel, ne considérant pas le glyphosate (le principe actif du Roundup) comme cancérogène.
Le Roundup, utilisé en pulvérisation, est le désherbant le plus vendu au monde. Il est commercialisé par Monsanto, devenu une filiale de Bayer en 2018.
Le groupe de Leverkusen (ouest de l'Allemagne) a rapidement salué la décision dans un communiqué, estimant qu'elle "devrait contribuer de manière significative à contenir les litiges liés à Roundup après quasiment une décennie de batailles judiciaires".
Son action s'est envolée de plus de 19% à la Bourse de Francfort.
Pour Bayer, les litiges liés au glyphosate sont un boulet en terme d'image, mais aussi sur le plan financier: ils lui ont coûté plus de 10 milliards de dollars depuis 2018.
Le groupe a provisionné plus de huit milliards ces derniers mois pour les procédures encore en cours.
Sur son site internet, Bayer affirme que la science a "clairement" conclu à l'innocuité de la substance chimique sur la santé humaine.
- "Coup très dur" -
A l'origine de l'affaire dont s'est saisie la Cour suprême: une condamnation de Monsanto dans le Missouri (centre des Etats-Unis) à indemniser John Durnell à hauteur de 1,25 million de dollars.
M. Durnell a développé une forme de cancer - un lymphome non hodgkinien - qu'il attribue à l'utilisation du désherbant pendant une vingtaine d'années.
Selon lui, le fabricant aurait dû mentionner un tel risque sur ses étiquettes.
Le jugement du Missouri, confirmé en appel, a déclenché le dépôt d'une foule de nouvelles plaintes, que Bayer veut voir frappées d'irrecevabilité.
Le gouvernement de Donald Trump, qui juge le glyphosate indispensable aux cultivateurs américains, s'était rallié au groupe allemand lors de la procédure devant la Cour suprême.
"La loi fédérale impose à Monsanto d'utiliser un étiquetage approuvé par l'EPA (l'agence fédérale de protection de l'environnement, compétente en la matière, NDLR) sans mention de danger de cancer", a considéré l'instance à majorité conservatrice en censurant la décision de la cour d'appel.
"Plus de 60.000 dossiers étaient en instance devant les tribunaux américains lorsque la Cour suprême s'est saisie de cette affaire. Leur sort reste à écrire", a réagi dans un communiqué l'avocat Brent Wisner, qui poursuit Monsanto depuis 2018.
Selon lui, la décision "porte un coup très dur à la capacité de demander des comptes aux entreprises".
La réglementation de la substance chimique fait débat depuis de nombreuses années.
Le glyphosate a été classé en 2015 "cancérogène probable" par le Centre international de recherche sur le cancer de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Il est interdit en France depuis fin 2018 pour les usages domestiques.
La Commission européenne a décidé fin 2023 de renouveler son autorisation pour dix ans, considérant que le produit n'a "aucun effet nocif sur la santé humaine ni aucun effet inacceptable sur l'environnement".
A.O.Scott--AT