-
A Mayotte, Lecornu abat ses cartes pour accélérer la reconstruction
-
Des centaines de disparus, au moins 98 morts après une crue à la frontière entre le Népal et le Tibet
-
Vosges: la réintroduction du grand tétras devrait s'arrêter immédiatement
-
Sophie Adenot effectuera mardi une troisième sortie dans l'espace
-
Radio: Cauet arrive sur Europe 1, en plus d'Europe 2
-
Pakistan : mort de 14 bébés dans l'incendie du service de maternité d'un hôpital
-
L'Amérique pleure Dolly Parton, légende fédératrice de la country décédée à 80 ans
-
BFMTV : les débuts de la transfuge de CNews Sonia Mabrouk critiqués en interne
-
Patrick Martin très offensif contre les politiques avant le débat présidentiel devant le Medef
-
Meta paie des milliards pour clore un procès historique et bride ses applications
-
Bill Gates devient alarmiste sur l'IA, propose une taxe et de réserver des emplois aux humains
-
A Gaza, les enfants renoncent à leurs cerfs-volants sous les menaces israéliennes
-
Wall Street sans grand élan, Nvidia dans le viseur
-
Le prince Harry et Meghan de retour au Royaume-Uni
-
Gamescom: face à une offre de jeux toujours plus vaste, comment mesurer le succès d'un titre ?
-
Arrivé à Mayotte, Lecornu s'attaque d'emblée à l'immigration clandestine
-
Wall Street ouvre en petite baisse, Nvidia dans le viseur
-
"GTA VI": le studio Rockstar Games regrette les fuites sur son jeu vidéo
-
Allemagne: le projet de taxe sur le Coca Zero fait long feu
-
Le prince Harry et son épouse Meghan de retour au Royaume-Uni
-
Pour le président iranien, les Etats-Unis n'obtiendront "rien" avec leur pression économique
-
Des inondations massives font au moins 19 morts au Népal, où 384 touristes sont portés disparus
-
Après la tornade dévastatrice, le village de Pomas panse ses plaies
-
L'Amérique orpheline de Dolly Parton, légende fédératrice de la country décédée à 80 ans
-
Mort de Peter Nadas, le maître hongrois du roman-fleuve
-
Foot: un Mondial réussi et Bouaddi file à Manchester City pour un pactole record
-
Désespoir et colère après la mort de 14 bébés dans l'incendie d'un hôpital au Pakistan
-
Canicules à répétition: éclosion naturelle de dix crocodiles du Nil dans la Drôme
-
Des inondations massives font 8 morts au Népal et de "nombreuses victimes" en Chine
-
Dans le sud du Liban, Israël accusé d'incendier terres agricoles et forêts
-
"Inaction": l'Etat français doublement assigné dans le dossier Epstein
-
Le village de Pomas panse ses plaies après la tornade dévastatrice
-
"Sainte patronne du Tennessee": la ville natale de Dolly Parton pleure sa légende
-
Oman et Téhéran négocient la régulation du détroit d'Ormuz sans déblocage en vue
-
Le Panama et le Salvador sonnent l'alerte face à El Niño
-
SpaceX annonce vouloir construire une gigantesque base spatiale en Louisiane
-
Chine: une coulée de boue côté népalais a fait de "nombreuses victimes" au Tibet
-
La Bourse de Paris profite du reflux des prix du brut
-
Pakistan: 14 nourrissons tués dans l'incendie du service de maternité d'un hôpital d'Islamabad
-
La REF du Medef s'ouvre sous le signe du "courage" et de la présidentielle
-
Pakistan: 14 nourrissons meurent dans l'incendie d'un hôpital d'Islamabad
-
Les Bourses européennes ouvrent majoritairement dans le vert
-
Présidentielle : l'expert du climat Jean-Marc Jancovici lance une "assemblée citoyenne"
-
Frédéric Beigbeder critique la sanction d'Émilie Tran Nguyen
-
A Pomas, après la tornade, les opérations de déblayage et de sécurisation continuent
-
Sécheresse: le gouvernement allège la réglementation des fromages comté, beaufort et abondance
-
Canicules et sécheresse : un été de pertes agricoles, une rentrée pleine d'inconnues
-
Dr Louis Ben Dayan : le cardiologue qui compte plus de 2,2 millions d'abonnés sur les réseaux sociaux
-
Après plusieurs revers, Trump conforté dans les primaires de Caroline du Sud et d'Oklahoma
-
Lecornu veut hâter la reconstruction de Mayotte un an et demi après le cyclone Chido
Glyphosate: Bruxelles propose de reconduire pour 10 ans l'autorisation dans l'UE
La Commission européenne a proposé mercredi de reconduire pour dix ans l'autorisation du glyphosate dans l'UE, sous conditions, après le rapport d'un régulateur estimant que le niveau de risque ne justifiait pas d'interdire cet herbicide controversé.
La proposition de l'exécutif européen sera examinée vendredi par les représentants des 27 Etats membres, qui devront ensuite la valider à une majorité qualifiée lors d'un vote le 13 octobre.
L'autorisation actuelle du glyphosate dans l'UE, renouvelée en 2017 pour cinq ans, expirait le 15 décembre 2022. Mais elle avait été prolongée d'un an dans l'attente d'une évaluation scientifique de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).
Celle-ci avait finalement indiqué en juillet ne pas avoir identifié de "domaine de préoccupation critique" chez les humains, les animaux et l'environnement susceptible d'empêcher l'autorisation de l'herbicide.
La Commission propose donc d'autoriser le glyphosate jusqu'au 15 décembre 2033, soit pour une durée deux fois plus longue que la précédente autorisation, mais en-deçà de la période de 15 ans initialement prévue. Le feu vert pourra être révisé à tout moment si de nouvelles évaluations le justifiaient.
Bruxelles établit quelques garde-fous: l'usage devra être assorti de "mesures d'atténuation des risques" concernant les alentours des zones pulvérisées, via des "bandes tampons" de cinq à dix mètres et des équipements réduisant drastiquement les "dérives de pulvérisation". L'utilisation pour la dessiccation (épandage pour sécher une culture avant récolte) est désormais interdite.
Le glyphosate, substance active de plusieurs herbicides — dont le Roundup de Monsanto, très largement utilisé dans le monde — avait été classé en 2015 comme "cancérogène probable" pour les humains par le Centre international de recherche sur le cancer de l'Organisation mondiale de la santé.
A l'inverse, l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) a jugé l'an dernier que les preuves scientifiques disponibles ne permettaient pas de le classer comme cancérogène.
De son côté, l'EFSA a simplement relevé "un risque élevé à long terme chez les mammifères" pour la moitié des usages proposés du glyphosate, mais reconnu que le manque de données empêchait toute analyse définitive.
- "Irresponsable" -
Pour en tenir compte, la Commission s'en remet largement aux Etats: si la substance active est approuvée au niveau de l'UE, charge à chaque Etat d'autoriser les produits contenant du glyphosate, en fixant les règles d'utilisation selon les cultures, conditions climatiques et spécificités géographiques locales.
Les Etats devront alors "apporter une attention particulière" aux effets sur l'environnement.
Les Etats seront tenus d'examiner les "co-formulants" (composants des herbicides), d'évaluer l'exposition des consommateurs aux "résidus" potentiellement présents dans les cultures successives cultivées en rotation, et de veiller à la protection des eaux souterraines ou de surface.
Ils devront "prêter attention" à l'impact sur les petits mammifères, et s'ils identifient des effets indirects sur la biodiversité, ils devront examiner si d'autres méthodes de protection des cultures sont possibles, et pourront adopter des restrictions le cas échéant.
Pascal Canfin, président (Renew, libéraux) de la commission Environnement du Parlement européen, déplore cependant l'absence de "restrictions sérieuses d'usage". Cet élu français a dénoncé une "proposition non conforme aux conclusions de l'EFSA qui pointe de nombreuses zones grises".
"En détruisant la biodiversité, le glyphosate met en danger notre sécurité alimentaire à long terme. Cette proposition est irresponsable", a fustigé l'eurodéputé Verts Benoît Biteau. "Les intérêts industriels priment clairement sur la santé et l'environnement", selon l'organisation écologiste PAN Europe.
- "Bande-tampon" -
La proposition est jugée insatisfaisante par Paris, qui prône une "approche" selon laquelle l'usage du glyphosate doit être restreint aux seuls usages pour lesquels il n'existe aucune alternative viable.
"La France demande à ce que cette démarche soit harmonisée au niveau européen", a souligné le ministère de l'Agriculture.
De son côté, Christian Durlin, un responsable du syndicat agricole majoritaire français FNSEA, ne voit "aucun élément pouvant alimenter un refus de prolonger" l'autorisation, mais met en garde contre de possibles distorsions dans les règles d'application entre les Etats.
Par ailleurs, "on ne voit pas les raisons d'appliquer une bande-tampon, il n'est pas démontré qu'il y a un problème", a-t-il dit à l'AFP.
La proposition de Bruxelles intervient alors que les négociations entre Etats membres et au Parlement européen s'enlisent sur un ambitieux projet de législation imposant des objectifs de réduction des pesticides dans l'UE, dans le cadre du Pacte vert.
Le Luxembourg avait banni la commercialisation du glyphosate fin 2020 avant que la justice ne le contraigne en 2023 à lever cette interdiction.
"Dans des cas extrêmes, des Etats peuvent théoriquement interdire tous les produits contenant du glyphosate", mais doivent pour cela avoir de solides justifications "dans le cadre des conditions" fixées par la législation de l'UE, a rappelé un responsable européen.
H.Romero--AT