Arizona Tribune - La ville ravagée par les incendies dans le nord-ouest américain ressemble à une "zone de guerre"

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La ville ravagée par les incendies dans le nord-ouest américain ressemble à une "zone de guerre"
La ville ravagée par les incendies dans le nord-ouest américain ressemble à une "zone de guerre" / Photo: Erick Doxey - AFP

La ville ravagée par les incendies dans le nord-ouest américain ressemble à une "zone de guerre"

La lutte se poursuit contre les incendies lundi dans le Nord-Ouest américain, où les flammes ont rasé des quartiers entiers de la ville de Spokane et forcé plus de 65.000 personnes à évacuer.

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Aucun mort n'est pour l'instant à déplorer et l'origine de ces feux de forêt est encore inconnue. Mais les autorités rappellent qu'ils se sont propagés à cause de vents violents et après quatre années de sécheresse dans l'Etat de Washington.

Entre 700 et 1.100 bâtiments semblent avoir été détruits à Spokane, selon un bilan provisoire. Sur place, les habitants sont catastrophés face aux maisons réduites en cendres, dont il ne reste souvent que la cheminée.

"C'est simplement déchirant", a confié à l'AFP Geoff Beadles, qui a dû évacuer son foyer dans l'urgence avec sa fiancée et leurs deux chiens. "En roulant dans le quartier et en voyant toutes ces maisons, c'est l'une des choses les plus déchirantes que j'aie vues de ma vie."

Les quartiers touchés ressemblent à "une zone de guerre", a témoigné le major général Gent Welsh, de la Garde nationale de l'Etat de Washington, face à la presse lundi.

"Il y a encore beaucoup de danger", a-t-il averti.

Aucun des trois incendies qui menacent cette ville de 230.000 habitants, située à quatre heures de route de Seattle, n'est pour l'instant contenu.

Les pompiers espèrent que la baisse momentanée des températures et des vents va leur permettre de faire des progrès. Mais le mercure doit à nouveau grimper d'ici la fin de semaine, ce qui suscite l'inquiétude des autorités.

La maire de Spokane, Lisa Brown, a appelé les habitants qui souhaiteraient rentrer chez eux à la "patience".

"Cela pourrait prendre des semaines, selon l'emplacement de votre maison et de votre propriété", a-t-elle insisté.

Les autorités tentent d'entrer en contact avec 14 personnes qu'elles n'ont pas encore réussi à joindre par téléphone, a expliqué le shérif John Nowels.

- "Saison des feux exceptionnelle" -

Les habitants qui ont réussi à évacuer restent marqués par leur fuite à la hâte au milieu de centaines de voitures.

"J'ai paniqué", a raconté Tena Risley à l'AFP. "J'ai pris mon chien et je suis allée récupérer quelques affaires chez moi. Je ne savais même pas quoi emporter."

Comme le reste de l'Ouest américain, l'Etat de Washington est aux premières loges du changement climatique. Les sécheresses y sont plus fréquentes, et la saison des incendies y dure désormais plus longtemps chaque année.

Cet été s'avère particulièrement destructeur. L'Etat subit actuellement 16 grands incendies qui ont ravagé plus de 106.000 hectares, a rappelé lundi David Upthegrove, le directeur du Département des ressources naturelles de l'Etat.

"C'est une saison des feux exceptionnelle. Cela s'annonce comme une saison d'incendies historique dans l'État de Washington et dans le Nord‑Ouest", a-t-il insisté.

Dans l'Oregon voisin, plus d'une trentaine d'incendies majeurs font également rage: ils ont ravagé plus de 405.000 hectares ces deux dernières semaines, et provoqué l'évacuation de plusieurs milliers d'habitants de zones rurales.

Le gouverneur de l'Etat de Washington, Bob Ferguson, a déclaré l'état d'urgence depuis samedi pour lutter contre les flammes. Il a aussi réclamé des aides d'urgence au gouvernement fédéral pour faciliter les secours, l'enlèvement des débris, l'hébergement des personnes évacuées et les soins.

Depuis qu'il est revenu au pouvoir, Donald Trump a plusieurs fois menacé de couper ou de limiter ces aides aux Etats démocrates qui n'appliquent pas ses politiques, notamment en matière d'immigration.

Mais le gouverneur s'est montré confiant, après avoir parlé au président américain et à son cabinet.

"Je suis très optimiste quant au fait qu'ils l'accorderont, et, espérons‑le, très bientôt", a-t-il déclaré.

A.Clark--AT