-
Onlyfans ou Mym dans le viseur de l'Assemblée: les députés pour étendre le proxénétisme aux actes de prostitution en ligne
-
Bangladesh: des portraits du "père" du Pakistan sèment le trouble à Dacca
-
Les Houthis accusent l'Arabie saoudite d'avoir mené des frappes meurtrières au Yémen
-
La décarbonation, une nécessité et aussi une bonne stratégie, estime Londres
-
Construction ferroviaire: Alstom veut passer de la "haute couture" au "prêt-à-porter"
-
IA: des experts réunis par l'ONU mettent en garde contre la rhétorique de la "peur"
-
Le gouvernement annonce un plan pour faire prendre le tournant de l'IA au monde du travail
-
Au Yémen en guerre, des milliers de familles reprennent les chemins de l'exil
-
La Bourse de Paris d'humeur très volatile comme les cours du pétrole
-
Incendies en Indonésie: plus de 170.000 personnes victimes de problèmes respiratoires depuis août, selon le gouvernement
-
Face à la Chine et aux Etats-Unis, l'UE pousse ses pions en Asie-Pacifique
-
Après le Maroc, la Côte d'Ivoire en voie d'intégrer la gouvernance de TV5 Monde
-
Sri Lanka: la justice rend son verdict dans le principal procès des attentats de Pâques 2019
-
Contre ses traînées qui réchauffent l'atmosphère, l'aviation peut mieux faire
-
En Autriche, la fronde contre le centre de données de Google
-
F1: le Français Isack Hadjar de retour au volant de sa Red Bull en Azerbaïdjan
-
Levée des sanctions UE contre deux oligarques russes : le suspense continue
-
Mexique : le cyclone Polo classé en ouragan de catégorie 4 au large d'Acapulco
-
Face au prix des carburants, des automobilistes se convertissent au bioéthanol
-
Pacte Dutreil: "un énorme manque à gagner" pour l'État, dénonce Oxfam
-
Venezuela : Rodeo I, la prison qui veut "rendre fou"
-
A Cuba, un zoo se bat contre pénuries et coupures d'électricité
-
Les Bourses européennes hésitent sur la marche à suivre
-
Intelligence artificielle : un plan de 80 millions d'euros pour accompagner le monde du travail
-
Des robots danseurs chinois s'échauffent pour la finale d'America's Got Talent
-
Un typhon tue quatre personnes au Japon, des milliers de foyers sans électricité
-
Un journal d'info tout IA, du contenu aux visages, fait frémir les médias argentins
-
Le G7, inquiet pour le commerce, apporte son soutien aux autorités du Yémen et à Ryad
-
Macron propose plusieurs initiatives à Trump face à l'envolée des prix du pétrole
-
Levée des sanctions UE contre deux oligarques russes : les discussions continuent
-
Colombie: l'incendie menaçant un haut lieu touristique en grande partie maîtrisé
-
Akkodis et l’association des transports publics de Hambourg présentent hvv mia à InnoTrans 2026 et montrent comment l’IA transforme la mobilité.
-
Présidentielle au Brésil: Flavio Bolsonaro surfe sur le scandale
-
Enlisé dans sa guerre en Iran, Trump attendu à l'ONU
-
Charles "jovial" après la mort de Diana? Les principales accusations du livre choc du frère de Lady Di
-
Loi "intégrale": le jugement des viols réservé aux assises, la réponse pénale durcie
-
Wall Street clôture en hausse, nouveau record du Nasdaq
-
La vente aux enchères d'objets personnels de Bardot rapporte près de 954.000 euros
-
Foot: Infantino propose des consultations pour réformer la gouvernance de la Fifa
-
Equipe de France: sous le soleil, l'ère Zidane a débuté avec légèreté
-
Habillement : Shein, Temu et AliExpress représentent près d'un tiers des achats en ligne (étude)
-
Des autruches sud-africaines plumées vivantes pour la haute couture, selon un rapport d'ONG
-
À son procès pour corruption, Rachida Dati plaide le dilettantisme parlementaire
-
Presse : Tugdual Denis quitte Valeurs actuelles
-
Pour faire des économies, la Cour des comptes suggère de limiter la masse salariale de la fonction publique
-
Equipe de France: premier entraînement sous les ordres de Zidane
-
Basket: Batum "Batman" remise sa cape au placard
-
Carburants : de nouvelles aides annoncées mardi pour les Français les plus touchés
-
Les médias américains organisent la riposte face à Trump
-
La ministre Catherine Chabaud veut construire "avec les pêcheurs" un "plan de sauvegarde"
La descente aux enfers des clients de Celsius, plateforme déchue de cryptomonnaie
Un Irlandais sur le point de perdre sa ferme, un Américain habité de pensées suicidaires, une veuve de 84 ans qui a perdu toute son épargne: les clients de la plateforme de placements en cryptomonnaies Celsius sont désespérés.
Depuis que l'entreprise s'est déclarée en faillite mi-juillet, des centaines de lettres d'anciens utilisateurs sont parvenues au tribunal, chargées de colère, de honte et, souvent, de regrets.
"Je savais qu'il y avait des risques", déclare par exemple un client, qui n'a pas signé son témoignage. "Cela semblait valoir la peine".
Celsius était l'un des acteurs les plus importants de ce secteur, qui prêtent de l'argent et rémunèrent des dépôts, jouant sur le terrain de banques sans offrir les mêmes garanties.
La plateforme proposait des taux d'intérêt à plus de 18% pour les épargnants, mais à 0,1% pour les emprunteurs. Elle comptait 1,7 million de clients en juin.
Mais face à la plongée des cryptomonnaies - le bitcoin a perdu plus de 60% depuis novembre - plusieurs entreprises ont gelé les retraits et/ou se sont placées sous le régime américain des faillites.
"De la mère célibataire texane qui travaille dur et peine à payer ses factures, à l'instituteur indien qui avait placé son argent durement gagné sur Celsius - je crois que je m'exprime au nom de tous quand je dis que je me sens trahi, honteux, déprimé et énervé", a écrit "E.L.", un client.
Celsius et son patron, Alex Mashinsky, avaient assuré que la plateforme était un lieu sûr pour déposer ses cryptomonnaies. Elle doit désormais 4,7 milliards de dollars à ses clients.
- "Effondré" -
Leurs lettres, accessibles sur la base de données publique du tribunal, racontent des conséquences souvent dramatiques, que la perte se chiffre en centaines ou en millions de dollars.
Elles viennent du monde entier, d'amateurs de crypto peu expérimentés aux évangélistes de ces nouveaux actifs. Ils s'accordent quasiment tous sur un point: leur confiance a été trahie.
"Alex Mashinsky m'a complètement menti", a déclaré l'un d'entre eux, qui se définit comme "un client fidèle de Celsius depuis 2019". "Alex disait que Celsius était plus sûr que les banques", a-t-il ajouté.
Le 7 juin encore, Celsius se vantait "d'avoir l'une des meilleures équipes de gestion du risque au monde".
"Nous avons déjà traversé d'autres baisses des cryptos (c'est notre quatrième!). Celsius est prêt", indiquait la firme.
Elle assurait avoir les réserves pour payer ses obligations. Les retraits fonctionnaient normalement.
Mais tout a basculé le 12 juin, quand elle a annoncé le gel.
Sans cela, explique-t-elle alors, les retraits se seraient "accélérés", permettant "à certains clients - les premiers à agir - d'être entièrement remboursés, laissant les autres derrière à attendre".
Il s'agit, promet-elle, de se restructurer pour "maximiser la valeur pour toutes les parties prenantes".
Certains clients reçoivent alors un message de la société.
"Quand j'ai fini de lire l'e-mail, je me suis effondré par terre, ma tête entre les mains, essayant de retenir mes larmes", relate un homme qui avait environ 50.000 dollars d'actifs entreposés chez Celsius.
- Stress et honte -
Des clients qui se disent plus durement touchés, y compris un individu qui affirme avoir placé 525.000 dollars empruntés au gouvernement, avouent avoir envisagé le suicide.
D'autres évoquent le stress, la perte de sommeil et leur honte profonde d'avoir risqué leur épargne ou leurs fonds mis de côté pour payer l'université de leurs enfants.
En tant qu'entreprise privée, dans un secteur non régulé, Celsius avait peu d'obligations à remplir.
"La majorité de ces sociétés ont fait des prêts sans garantie ou avec des garanties insuffisantes", explique Antoni Trenchev, cofondateur de Nexo, une autre plateforme crypto qui, selon lui, s'en est tirée grâce à une politique de prêt plus stricte et une "gestion prudente du risque".
L'une des clientes est une femme de 84 ans, qui s'était décidée à placer ses 30.000 dollars d'économies en cryptomonnaies sur Celsius un mois avant le gel des retraits.
Les victimes espèrent que le tribunal qui gère le processus de faillite va les aider à récupérer au moins une partie de leur argent. Cela pourrait prendre des années.
"Evidemment je suis désolé pour tous ceux qui ont perdu leurs fonds de cette manière", a déclaré à l'AFP Don Coker, un expert juridique en banque et finance. "Mais c'est un domaine où ils doivent être conscients des risques".
M.White--AT