-
IA: à l'ONU, les patrons d'Anthropic et OpenAI appellent à la vigilance et la coopération
-
L'héritage de la star de la country Dolly Parton au coeur d'un bras de fer
-
Carburants: ouverture des aides pour les pêcheurs pour les mois de juin à août
-
Ethiopie: les forces tigréennes contrôlent les aéroports du Tigré, appels à la "désescalade"
-
Le chef de l'ONU lance à New York un dernier appel à l'action climatique avant son départ
-
Taxer les producteurs de pétrole au niveau européen, "pas la meilleure solution", selon Roland Lescure
-
Harvey Weinstein à nouveau condamné à 15 ans de prison pour une agression sexuelle en 2006
-
Messages haineux ciblant Teddy Riner: enquête ouverte pour injures publiques racistes et cyberharcèlement
-
Trump invite Poutine au sommet du G20
-
YouTube permet désormais de personnaliser son fil vidéo grâce à un chatbot
-
Les mutuelles invitées à augmenter leur rôle dans le remboursement des soins
-
Les Houthis menacent les Etats-Unis de représailles en cas d'intervention
-
Le vaste projet de rénovation de la tour Montparnasse tombe à l'eau
-
Allemagne: lendemain de fête difficile pour la gauche radicale à Berlin
-
Trump va recevoir Xi avec une pompe exceptionnelle
-
Cybersécurité: Airbus va empêcher les secrets l'armée française de se retrouver sur un réseau non protégé
-
Equipe de France: ce qui va changer avec Zidane
-
Sous pression de Trump, le Royaume-Uni prêt à revoir l'accord sur la restitution des Chagos à Maurice
-
La Bourse de Paris termine prudemment, nouvelle flambée du coût de la dette
-
Harvey Weinstein de nouveau condamné à 15 ans de prison pour agression sexuelle en 2006
-
Tour Montparnasse: le projet de rénovation tombe à l'eau
-
Avec l'affaire Orélien, l'édition française face à sa première crise liée à l'IA
-
Le chef de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens dénonce une pression grandissante à l'approche des élections israéliennes
-
BJK Cup: l'Espagne rejoint la République tchèque en demi-finales
-
Nucléaire: l'EPR de Flamanville à l'arrêt samedi pour sa première inspection approfondie
-
Le maire d'Ankara, figure de l'opposition turque, quitte son parti
-
Les Houthis menacent les Etats-Unis de représailles en cas d'intervention en soutien à l'Arabie saoudite
-
A l'ONU, le président iranien se dit victime du "terrorisme" américain
-
أليكس بودي والبروفيسور الدكتور شتيفان هاوبت يتفقان على التعاون من أجل مجموعة فنية أسطورية في رومانيا
-
アレックス・ボディ氏とシュテファン・ハウプト教授、ルーマニアの伝説的な美術コレクションをめぐり提携に合意
-
亞歷克斯·博迪與史蒂芬·豪普特教授就羅馬尼亞傳奇藝術收藏達成合作協議
-
Un juge entend les arguments des deux camps dans le nouveau bras de fer entre Trump et les médias
-
Алекс Боді та проф. д-р Стефан Гаупт домовилися про співпрацю щодо легендарної колекції мистецтва в Румунії
-
Алекс Боди и проф. д-р Стефан Хаупт договорились о сотрудничестве в рамках легендарной коллекции произведений искусства в Румынии
-
Alex Bodi și prof. dr. Stefan Haupt încheie un acord de cooperare pentru o colecție de artă legendară în România
-
Alex Bodi et le professeur Stefan Haupt concluent un accord de coopération pour une collection d'art légendaire en Roumanie
-
Découverte à Paris d'un vestige révélant les origines gauloises de la capitale
-
Wall Street reprend son souffle et ouvre en baisse
-
Ukraine: sept morts dans des frappes russes, des infrastructures de transport visées
-
F1: la prolongation d'Hadjar par Red Bull, "une évidence"
-
Wall Street reprend son souffle et ouvre en légère baisse
-
Non-lieu requis pour Alexis Kohler dans l'affaire de prise illégale d'intérêts autour de MSC
-
Au Maroc, des législatives sur fond de défiance politique et de préoccupations sociales
-
La désinformation par l'IA prolifère à l'approche des élections américaines
-
Protection des mineurs: enquête au Royaume-Uni sur les vérifications d'âge de Pornhub
-
Iran: des vols internationaux annulés après les sanctions américaines
-
Travail dissimulé chez Foodora : l'Urssaf réclame 2,7 millions d'euros, le feuilleton continue
-
Plus de 84.000 chiens et chats à l'abandon refusés par des structures saturées
-
Budget: Lecornu tend la main aux socialistes tentés par la censure
-
Carburants, gaz, fioul... l'exposition des ménages français à la hausse des prix
Mercosur: l'UE proche du but après vingt-cinq ans de suspense
Après plus de vingt-cinq ans de négociations, l'Union européenne touche du doigt l'accord commercial avec le Mercosur, qui pourrait recevoir l'aval des Etats européens vendredi, malgré la colère des agriculteurs et l'opposition de la France.
Depuis 1999, la Commission européenne mène des tractations ardues pour créer l'une des plus grandes zones de libre-échange au monde avec l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay.
Entre fausses promesses de dénouement imminent et longues mésententes, les négociations ont achoppé des années durant sur la question agricole.
Cette fois, Bruxelles croit l'accord à portée de main.
Pour ses détracteurs, il va bousculer l'agriculture européenne à coups de produits moins chers et pas forcément respectueux des normes environnementales de l'UE, faute de contrôles suffisants.
Pour ses thuriféraires comme l'Allemagne et l'Espagne, cet accord va permettre au contraire de relancer une économie européenne à la peine, affaiblie par la concurrence chinoise et les droits de douane aux Etats-Unis.
En dépit de la contestation redoublée des agriculteurs européens, Ursula von der Leyen espère parapher ce traité lundi au Paraguay.
Avant de s'envoler vers l'Amérique latine, la présidente de la Commission européenne a besoin de la bénédiction des Etats européens, à la majorité qualifiée, lors d'un vote attendu ce vendredi.
L'Italie, qui avait demandé un délai supplémentaire en décembre, semble cette fois prête à donner son aval, potentiellement décisif.
La France est toujours contre, comme l'a annoncé Emmanuel Macron jeudi soir, invoquant un "rejet unanime" de la classe politique hexagonale.
La Pologne, la Hongrie, l'Irlande, mais aussi l'Autriche devraient également s'y opposer, sans parvenir à bloquer l'accord pour autant.
Ce traité entre l'UE et quatre pays du Mercosur créerait une zone de libre-échange de plus de 700 millions de consommateurs, réclamée par les milieux d'affaires.
En supprimant une large part des droits de douane, il favoriserait les exportations européennes de voitures, de machines, de vins ou de fromages.
Dans le sens inverse, il faciliterait l'entrée en Europe de boeuf, de volaille, sucre, riz, miel et soja sud-américains, avec des quotas de produits détaxés qui alarment les filières concernées.
- "Echec diplomatique" pour la France -
Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche a donné un argument supplémentaire aux partisans de l'accord.
L'Union européenne doit diversifier ses partenariats commerciaux, martèle ainsi Bruxelles.
L'accord avec le Mercosur est "essentiel sur le plan économique, politique, stratégique et diplomatique", a insisté Olof Gill, un porte-parole de la Commission.
Et "les priorités agricoles ont été au coeur" des discussions, a-t-il assuré jeudi. "Nous avons négocié comme des fous".
Dans l'espoir d'amadouer les agriculteurs, Bruxelles a enchaîné les concessions ces derniers mois, dont des garanties renforcées pour protéger les produits sensibles ou un geste budgétaire dans la future politique agricole commune (PAC) de l'UE.
Mais rien n'y a fait.
La colère agricole est repartie de plus belle, en particulier en France, où des tracteurs étaient à Paris jeudi pour dénoncer tout à la fois le Mercosur, le prix des engrais ou la gestion gouvernementale de l'épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) chez les bovins.
Empêtré dans l'instabilité politique, Emmanuel Macron a paru hésiter sur ce traité avec le Mercosur, "pas acceptable en l'état".
Mais la pression politique était trop forte, avec la menace de la droite de faire tomber le gouvernement de Sébastien Lecornu en cas de soutien à l'accord.
Et même malgré le non d'Emmanuel Macron au Mercosur, l'extrême droite française a annoncé deux motions de censure à l'Assemblée nationale et au Parlement européen, aux faibles chances d'aboutir.
L'Union européenne s'apprête à approuver un traité commercial contre l'avis de la première puissance agricole du continent, une situation quasiment inédite.
Certes, Paris souligne avoir pesé pour obtenir des gestes "incontestables" en faveur des agriculteurs.
Mais c'est "un échec diplomatique et tactique", cingle un ancien ministre français, anonymement.
La France s'est isolée en disant que cet accord était "épouvantable", quand l'Italie peut se targuer d'une "tactique assez habile qui permet à (Giorgia) Meloni de dire +c'est moi qui décide+", estime-t-il.
Paris explique néanmoins que la partie n'est pas terminée, puisque l'accord, s'il est bien signé, doit encore être soumis au Parlement européen pour ratification, dans quelques semaines.
Le scrutin pourrait être serré dans l'hémicycle où les considérations nationales pèseront.
Environ 150 eurodéputés (sur 720) voudraient saisir la justice pour tenter de s'opposer à l'application de l'accord.
R.Garcia--AT