-
Wimbledon: Sinner reconduit son titre et réaffirme son emprise sur le circuit
-
Espagne: retour à domicile pour les évacués après la stabilisation de l'incendie en Andalousie
-
Tennis: Jannik Sinner, le champion qui ne voulait pas d'histoire
-
Israël: les élections législatives se tiendront le 27 octobre
-
Wimbledon: Kristina Mladenovic, le sacre rare d'une revenante
-
Soulagement et traumatismes pour les Zimbabwéens fuyant les violences anti-migrants en Afrique du Sud
-
Pic de la vague de chaleur en France, trois réacteurs nucléaires arrêtés
-
Tour de France: Mathieu Van der Poel remporte la 9e étape à Ussel sous la canicule
-
La mousson au Bangladesh fait au moins 50 morts et des milliers de déplacés
-
Face à l'antisémitisme, Macron en appelle au "dreyfusisme" et met les Justes à l'honneur
-
Mondial-2026: les favoris au rendez-vous du dernier carré
-
Espagne : l'heure du retour à domicile pour les évacués après la stabilisation de l'incendie mortel
-
MotoGP: Marc Marquez remporte le Grand Prix d'Allemagne
-
Macron appelle à la vigilance "de tous les instants" face au "retour de l'odieux antisémitisme"
-
Espagne: les évacués vont pouvoir rentrer chez eux après la stabilisation de l'incendie mortel
-
Нуша Аубель і Потсдам: довіра втрачена
-
Noosha Aubel et Potsdam : La confiance accordée a été trahie
-
Mondial-2026: Didier Deschamps, toujours plus près des étoiles
-
努莎·奧貝爾與波茨坦:先前的信任已蕩然無存
-
A Tignes, crépuscule en pente douce pour le ski d'été
-
Pic de la vague de chaleur en France, un tiers des habitants en vigilance rouge
-
Décès du sénateur Lindsey Graham, allié de Trump, défenseur d'Israël et de l'Ukraine
-
Décès du sénateur américain Lindsey Graham, un allié de Trump
-
La Corée du Sud émet une alerte maximale inédite pour fortes chaleurs
-
Canicule: plus d'un tiers des Français sous vigilance rouge, prolongée lundi
-
Le petit royaume du Bhoutan face à la crise "existentielle" de sa démographie
-
Eviter une crise sanitaire chez les sinistrés, priorité des médecins internationaux au Venezuela
-
A Herat, la répression vestimentaire des femmes afghanes affecte le commerce
-
Bavi, rétrogradé en tempête tropicale, frappe la Chine de pluies torrentielles
-
MMA: retour raté et blessure pour McGregor, défaite rapide de Saint Denis
-
Tour de France: une 9e étape promise aux baroudeurs... et à la canicule
-
Wimbledon: Sinner-Zverev, une finale logique avec un soupçon d'incertitude
-
Mondial-2026: Angleterre et Argentine ont rendez-vous pour une demie au parfum de légende
-
Mondial-2026: l'Argentine élimine la vaillante Suisse au forceps
-
Canada: deux morts dans une fusillade lors d'un festival à Toronto
-
Américains et Iraniens reprennent les hostilités après l'attaque d'un navire dans le détroit d'Ormuz
-
Mondial-2026: "Hey Jude", et résonne encore le tube de l'été des Anglais
-
Canada: deux morts dans une fusillade à Toronto, le suspect en fuite
-
L'Iran attaque un navire dans le détroit d'Ormuz, les Etats-Unis lancent de nouvelles frappes
-
Mondial-2026: Mécontent du match de l'Angleterre, Tuchel agace Bellingham
-
L'Iran referme le détroit d'Ormuz, les Etats-Unis lancent de nouvelles frappes
-
Le typhon Bavi frappe la Chine, avant d'être rétrogradé en tempête tropicale
-
Cuba peine à rétablir son réseau électrique faute de carburant
-
Mondial-2026: Bellingham punit la Norvège et envoie l'Angleterre en demie
Climat: les pays riches ont fait leur offre financière, place à un accord ou au fiasco
Les négociations entre près de 200 pays se poursuivront en prolongation samedi à la conférence sur le changement climatique de l'ONU à Bakou, les pays en développement ayant rejeté une première offre d'engagement financier de la part des pays riches.
Les pays riches, principalement l'Union européenne et les Etats-Unis, ont abattu leurs cartes au 12e et dernier jour officiel de la COP29, vendredi: ils proposent d'augmenter leur engagement de financements climatiques pour les pays plus pauvres de 100 milliards de dollars par an aujourd'hui à 250 milliards d'ici 2035.
Ce chiffre a été jugé "inacceptable" par les pays africains au regard des catastrophes qu'ils subissent et de leurs énormes besoins en énergie. Les petits Etats insulaires ont dénoncé le "mépris" pour leurs "peuples vulnérables", en rappelant qu'avec l'inflation, l'effort financier réel serait bien inférieur.
Les pays en développement ont chiffré leurs demandes entre 500 et 1.300 milliards de dollars par an, pour les aider à sortir des énergies fossiles et à s'adapter au réchauffement climatique.
Plutôt que 250, le chiffre devrait plutôt être de 300 milliards, ont même réagi des économistes réputés, mandatés par l'ONU, Amar Bhattacharya, Vera Songwe et Nicholas Stern.
Reste à savoir si les Occidentaux accepteront de remonter leur offre. Tout accord à la COP29 doit être adopté par consensus de tous les pays. Le temps presse, de nombreuses délégations ayant prévu de quitter l'Azerbaïdjan avant dimanche.
Selon un texte publié par la présidence azerbaïdjanaise du sommet, le nouvel engagement des pays riches pourra être financé "par une grande variété de sources, publiques et privées, bilatérales et multilatérales, dont des sources alternatives".
Peu à peu, le stade de Bakou s'est vidé vendredi soir.
Et les Azerbaïdjanais ont repris dans la nuit de vendredi à samedi des consultations marathon au 2e étage du stade de Bakou, où se croisaient de nombreux délégués du Sud, des Brésiliens, Australiens, Sud-Américains, délégués du Pacifique...
Le but: forger un compromis final dans l'espoir de le faire adopter dans une séance plénière de clôture, qui n'aura pas lieu avant samedi 10H00 (06H00 GMT), selon les organisateurs.
- Austérité occidentale -
Les ONG n'ont pas eu de mots assez durs pour qualifier le chiffre dévoilé jeudi.
"Le monde brûle, nous ne pouvons pas attendre des cacahuètes pendant 11 ans en donnant l'impression de faire une pause dans la sortie des énergies fossiles", a réagi Friederike Roder, de l'ONG Global Citizen.
Mais les Européens sont sous pression budgétaire et politique.
L'Europe veut "assumer ses responsabilités, mais doit faire des promesses qu'elle peut tenir", a déclaré la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, présente à Bakou.
Les Etats-Unis ont déjà prévenu que 250 milliards par an représenteraient un effort "extraordinaire" par rapport à l'engagement actuel.
Paradoxalement, les tractations seraient "en vue d'une zone d'atterrissage", estime l'un des plus fins experts de la finance climatique, Avinash Persaud, de la Banque interaméricaine de développement.
A condition d'accepter un truisme des négociations multilatérales: "Personne ne quittera Bakou sans un goût amer dans la bouche", dit l'expert.
Le projet d'accord fixe séparément un objectif ambitieux de lever un total de 1.300 milliards de dollars par an d'ici 2035 pour les pays en développement; ce total inclurait les 250 milliards des pays développés et d'autres sources de financement (multilatérale, privée, taxes, autres pays du Sud...).
- Organisation azerbaïdjanaise -
Des négociateurs et des ONG critiquent la gestion de la conférence par les Azerbaïdjanais, qui n'ont jamais organisé un tel événement mondial.
La conférence s'est tenue dans une atmosphère lourde. Le président Ilham Aliev a attaqué à la tribune la France, alliée de son ennemi l'Arménie, et les deux pays ont convoqué leurs ambassadeurs respectifs.
Des parlementaires américains disent avoir été harcelés à Bakou. Pendant que plusieurs militants environnementaux azerbaïdjanais sont en détention.
La finance climatique désigne les prêts et les dons fournis par les pays développés, au nom de leur responsabilité historique dans le dérèglement climatique, pour aider les pays en développement à affronter un climat plus destructeur et à investir dans les énergies bas carbone.
- Bras de fer sur les fossiles -
Un autre combat est mené par l'Union européenne: elle négocie davantage d'"ambition" pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais s'oppose aux producteurs de pétrole menés par le groupe arabe.
"Il y a eu un effort extraordinaire des Saoudiens pour qu'on obtienne rien", s'étrangle un négociateur européen.
Succès, pour l'instant: une des composantes du projet d'accord mentionne explicitement la transition vers la sortie des énergies fossiles, la formulation arrachée à la COP28 l'an dernier. Mais restera-t-elle dans l'accord final?
La Chine a tracé une ligne rouge à Bakou: elle ne veut aucune obligation financière. Pas question de renégocier la règle onusienne de 1992 qui stipule que la responsabilité de la finance climatique incombe aux pays développés.
Elle aussi devrait être satisfaite du dernier projet d'accord, qui "invite" les pays en développement, dont la Chine fait officiellement partie, "à fournir des contributions additionnelles".
J.Gomez--AT