-
Le Parlement roumain rejette un troisième candidat au poste de Premier ministre
-
WRC: en Sardaigne, trois candidats pour un premier titre et une dernière
-
Taxe sur les produits sucrés: le gouvernement ouvre la porte, les industriels s'alarment
-
Brandt : près de la moitié des salariés des usines ont retrouvé un emploi
-
Pluie diluvienne sur le Gard et l'Hérault, en vigilance rouge
-
Foot: de Mbappé à Lamine Yamal, une campagne pour le Ballon d'Or "inédite"
-
Ligue des champions féminine: premier test pour Lyon, encore un choc pour le PFC
-
Blocus des lycées: la mobilisation continue, appel à un "acte deux" jeudi
-
Un avion à destination de Tel-Aviv dérouté, les pilotes blessés après une possible bagarre
-
Lecornu agite le chiffon rouge d'une crise financière avant un budget de "redressement"
-
Andy Burnham rouvre le débat risqué sur un retour du Royaume-Uni dans l'UE
-
Sécu : le gouvernement veut "diviser quasiment par deux" le déficit en 2027, dit Farandou
-
Marathon: "Je sais qu'il est possible de courir sous 1h59", estime Sabastian Sawe
-
Macron annonce un dernier sommet Choose France en janvier, avant son départ
-
Intempéries: deux départements du Sud en vigilance rouge pour pluie-inondations
-
La Bourse de Paris décroche en Europe comme la France
-
Sénat : Gérard Larcher, l'insubmersible homme du contre-pouvoir à l'épreuve du RN
-
L'inflation grimpe à 3% en France, au plus haut depuis début 2024
-
Les cosmétiques, un luxe plus accessible qui résiste à la crise
-
Pensions, âge de départ, déficit: les retraites en chiffres
-
Indonésie: à Bornéo, un groupe de femmes lutte contre le feu et le sexisme
-
Dangote va poser au Kenya la première pierre de sa seconde mégaraffinerie en Afrique
-
Allemagne: chômage stable en septembre, la relance automnale reste poussive
-
Dans la Drôme, un élevage de poules se débarrasse de ses cages, à l'image de la filière
-
Le kérosène cher compromet l'avenir de compagnies aériennes à prix bas
-
Gims, le promoteur immobilier marocain et les soupçons de blanchiment monstre
-
Les lanceurs d'alerte cyber à la poursuite des fuites de données
-
Les violences en Cisjordanie attisées par une nouvelle génération radicale de colons
-
Budget 2027: une taxe sur les produits sucrés est "sur la table", annonce le ministre du Commerce
-
Les ministres du Commerce du G20 réunis aux États-Unis, les droits de douane en embuscade
-
Les Bourses européennes en hausse
-
France : l'inflation grimpe à 3% sur un an en septembre, selon l'Insee
-
Trump-Lula, une relation en dents de scie
-
Remboursement des culottes menstruelles : un "défi industriel" pour le made in France
-
Somalie : la Turquie, partenaire majeur, happée dans les rivalités internes
-
Appelés aux urnes, les russophones de Lettonie ne veulent pas être "sauvés" par Poutine
-
Le Parlement roumain vote une nouvelle fois pour tenter de former un gouvernement
-
Grèce: Thymaina, l'île qui ne compte plus que deux écoliers
-
Monique Barbut remet son plan pour accélérer l'adaptation au changement climatique
-
Fin de la mission en Irak de la coalition antijihadiste dirigée par les Etats-Unis
-
Boeing va fabriquer le futur avion de combat de l'US Navy, et celui de l'Air Force
-
La Cour suprême américaine lève de nouveau des limites aux expulsions d'immigrés vers des pays tiers
-
Explosions dans la DMZ : Séoul exige des excuses, Pyongyang nie toute implication
-
Infections et cancers : des liaisons parfois dangereuses, souvent évitables
-
Milei en France en promoteur d'une Argentine ouverte aux affaires, mais qui patine
-
Mediapart dénonce la "violence sidérante" du RN après ses révélations sur Bardella
-
Ligue des nations: l'Angleterre gagne en République tchèque grâce au duo Gordon-Kane
-
Concurrence dans Android et la recherche en ligne: Google attaque des décisions de Bruxelles
-
Une ONG attaque OpenAI pour infraction à la loi sur les cyberattaques après l'incident Hugging Face
-
Ligue des nations: l'Espagne réussit son retour à la maison, Lamine Yamal inarrêtable
Le thon en conserve largement contaminé au mercure, s'alarment deux ONG
Le thon en conserve est largement contaminé au mercure, une substance nocive pour la santé, dénonce mardi l'ONG Bloom qui, avec Foodwatch, demandent de "prendre des mesures d'urgence".
Bloom, une ONG de défense des océans, a sélectionné aléatoirement 148 boîtes de conserve dans cinq pays européens (France, Allemagne, Angleterre, Espagne et Italie) et les a fait tester par un laboratoire indépendant. Résultat: "100% des boîtes sont contaminées au mercure", révèle son enquête.
Pour plus d'une boîte sur deux testée, la teneur en mercure dépasse la limite maximale fixée pour d'autres espèces de poissons comme le cabillaud ou les anchois, soit 0,3 mg/kg.
Pour le thon, la limite a été fixée à 1 mg/kg.
Mais ce seuil est calculé sur le "produit frais". Or selon les calculs de Bloom, cela revient à une teneur d'environ 2,7 mg/kg dans la conserve, car le mercure est plus concentré une fois le produit déshydraté.
En France, une boîte de thon de la marque Petit Navire testée lors de l'enquête affichait une teneur de 3,9 mg/kg.
L'entreprise, sollicitée par l'AFP, soutient que ses produits sont "parfaitement sûrs pour les consommateurs."
Les contrôles qu'elle dit effectuer mensuellement n'ont jamais révélé de taux de mercure supérieurs aux normes européennes, et sont en moyenne compris entre 0,2 et 0,3 mg/kg, soit 70 à 80% de moins que la limite autorisée, s'est défendu Petit Navire.
Pour la chercheuse Julie Guterman de Bloom, les normes européennes "ont été établies en fonction du taux de contamination des thons constaté et non en fonction du danger que représente le mercure pour la santé humaine".
- "Totale opacité" -
En cause selon l'ONG: un règlement sur les contaminants révisé en 2022 par un "comité technique" de la Commission européenne et qui "fonctionne dans une totale opacité".
"Les teneurs maximales sont fixées de façon à commercialiser le plus de poissons contaminés possible: c'est ce que l'on appelle la méthode ALARA, +aussi bas que raisonnablement atteignable+. Autrement dit: aussi bas que les intérêts commerciaux le permettent", dénonce Bloom.
Pour l'ONG, "aucune raison sanitaire ne justifie cet écart: le mercure n'est pas moins toxique s'il est ingéré via du thon, seule la concentration de l'aliment en mercure compte".
Le mercure est classé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) "parmi les dix substances les plus préoccupantes pour la santé publique", rappelle Bloom.
Dans l'océan, le mercure se mélange à des bactéries et se transforme en méthylmercure, un dérivé encore plus toxique.
"Des troubles neurologiques et comportementaux peuvent être observés après exposition aux différents composés de mercure par inhalation, ingestion ou contact dermique", indique l'OMS.
L'Agence française de sécurité de l'alimentation (Anses) reconnait qu'à "haute dose, le méthylmercure est toxique pour le système nerveux central de l’être humain, en particulier durant son développement in utero et au cours de la petite enfance."
Elle recommande de limiter le thon, mais pas de l'éviter, chez la femme enceinte et l'enfant de moins de trois ans.
"En termes de recommandations, on peut difficilement aller plus loin", d'autant "que les poissons ont des bénéfices très difficilement substituables", a indiqué à l'AFP Irène Margaritis, adjointe au directeur à l'évaluation des risques à l'Anses.
Pour la ministre de la Santé Geneviève Darrieussecq, interrogée mardi à l'Assemblée nationale, "les exploitants alimentaires sont en premier lieu responsables de la conformité des produits qu'ils mettent sur le marché".
Sur un éventuel durcissement des normes, la ministre a répondu qu'il s'agissait d'un sujet "à travailler avec la direction générale de l'alimentation et au niveau européen".
"Garantir les normes de sécurité alimentaire les plus élevées pour les citoyens de l'UE est une priorité essentielle", a affirmé de son côté la Commission européenne à l'AFP.
"En 2022, les teneurs maximales en mercure dans les denrées alimentaires ont été révisées en tenant compte des données les plus récentes", a-t-elle assuré.
"Les données relatives à la présence de mercure dans le thon ont montré qu'il n'y avait pas de marge pour réduire davantage la teneur maximale en application du principe du+niveau le plus bas qu'il soit raisonnablement possible d'atteindre+", conclut Bruxelles.
Face à ce qu'elles qualifient de "véritable scandale de santé publique", Bloom et l'ONG de défense des consommateurs Foodwatch demandent des "mesures d'urgence": elles appellent la Commission européenne et les autorités françaises à s'aligner sur la teneur maximale la plus stricte de 0,3 mg/kg.
Elles demandent également aux distributeurs de ne commercialiser que des produits en dessous de ce seuil.
mdb-jdy-adc-lam/jbo/LyS
M.Robinson--AT