-
Mondial-2026: Messi renverse tout et momifie l'Egypte, Argentine-Suisse en quart
-
Mondial-2026: la Suisse sort la Colombie au bout du suspense et renoue avec les quarts
-
Nouvelle décision de la Cour d'appel sur le rôle de Bolloré dans la scission de Vivendi
-
Gucci et L'Oréal concluent un accord de licence beauté de 50 ans
-
Wimbledon: au bout du suspense, Djokovic s'offre une affiche contre Sinner
-
Wall Street dans le rouge, turbulences sur les semi-conducteurs
-
Cuba: rétablissement progressif du réseau électrique
-
Mondial: encore miraculée, l'Argentine de Messi foudroie l'Egypte
-
Le CIO réintègre les Russes, sans leur rendre hymne et drapeau
-
Tour de France: torpeur partout, fraîcheur nulle part
-
Sans Nice, une carte olympique et paralympique plus compacte pour 2030
-
Le freeride et le patinage synchronisé seront aux JO-2030, pas le combiné nordique
-
La Bourse de Paris finit emportée par les doutes sur les semi-conducteurs
-
Wimbledon: l'habitué Sinner et la novice Gauff au rendez-vous des demi-finales
-
Tour de France: la 4e étape pour Pedersen, le jaune pour Traeen
-
Climat: le prochain El Niño devrait battre "des records" d'intensité, selon un expert de référence
-
Mondial-2026: entre la France et le Maroc, la bataille des milieux
-
Les télé et radio publiques hongroises cessent d'émettre pour repartir sur de nouvelles bases
-
Les Bourses européennes terminent majoritairement dans le rouge
-
GB: rattrapé par des affaires, Nigel Farage démissionne pour s'en remettre au vote des électeurs
-
JO-2030: entrée du freeride et patinage synchronisé, sortie du combiné nordique
-
En intégrant l'indice boursier Nasdaq 100, SpaceX s'invite au portefeuille de millions d'Américains
-
Rebond des prix et volumes agricoles en 2025, après la terrible année 2024 (bilan Insee)
-
Au sommet de l'Otan, Trump vante son "alchimie" avec Erdogan
-
Cuba: HRW dénonce les sanctions américaines et le manque de liberté sur l'île
-
Wall Street ouvre en baisse, nouvelle vague de vente sur les semi-conducteurs
-
Macron affiche son soutien à Chareh pour stabiliser la Syrie, après deux attentats à Damas
-
La mortalité périnatale continue d'augmenter en France: 11 pour 1.000 naissances en 2024
-
Tour de France: l'équipe Visma aussi s'intéresse à Paul Seixas
-
Le cercueil du guide suprême iranien Khamenei entame sa route vers l'Irak
-
Wall Street ouvre en ordre dispersé, nouvelle vague de vente sur les semi-conducteurs
-
Action en justice au Royaume-Uni contre un méga projet pétrolier de Total en Ouganda
-
Cuba: le rétablissement du réseau électrique ralenti par le manque de carburant
-
Orages et pluies diluviennes en Chine: 17 morts, des centaines de blessés
-
Marine Le Pen éligible, mais sous bracelet électronique, donnera sa décision pour la présidentielle à 20H00
-
Colis piégé à Monaco: la suspecte retrouvée tuée par balle en Ukraine
-
Mistral dernier d'un classement sur la gestion des risques IA, juge la méthodologie discutable
-
Syrie: attentats à la bombe à Damas en pleine visite de Macron, 18 blessés
-
Isabelle Adjani et la pionnière Galia Salimo dans le jury de "Drag Race France 4"
-
La justice ouvre la porte à une candidature de Marine Le Pen mais sous bracelet
-
En Afghanistan, des femmes contraintes de quitter l'Iran retrouvent espoir en travaillant
-
Orages et précipitations extrêmes en Chine: 15 morts, des centaines de blessés
-
USA-Turquie: la bromance Trump-Erdogan en quelques mots
-
Procès RN: début de l'audience qui va sceller le destin politique de Marine Le Pen
-
Mondial-2026: USA et Ronaldo éliminés, l'Argentine de Messi pour compléter le tableau ?
-
Marine Le Pen est au Palais de justice où va se sceller son destin politique
-
La France face à sa deuxième vague de chaleur en moins d'un mois
-
Procès Pormanove: bracelet, sursis et bannissement numérique requis contre les streamers
-
Le gouvernement français abaisse sa prévision de croissance pour 2026
-
Comment Washington use de menaces et de dollars pour expulser ses migrants en Afrique
Médicaments génériques: inquiétudes autour d'une vente du géant français Biogaran
Le géant français des médicaments génériques Biogaran sera-t-il vendu à un groupe indien? La rumeur suscite nombre d'inquiétudes, notamment en matière de délocalisations, et le gouvernement promet d'être prêt à agir.
L'Etat "est très vigilant" quant à une vente éventuelle de Biogaran, actuellement détenu par le groupe Servier, a déclaré jeudi le ministre délégué chargé de l'Industrie, Roland Lescure.
Peu connu du grand public, Biogaran est toutefois présent dans la vie de nombreux Français. Il s'agit d'un géant des médicaments génériques, c'est-à-dire les traitements tombés dans le domaine public et dont la fabrication n'est pas réservée au propriétaire de leur brevet.
Moins chers que leurs versions brevetées, ces traitements sont donc très vendus. Biogaran revendique de produire une boîte de médicaments sur huit parmi toutes celles qui sont vendues en France.
Or, il pourrait passer sous contrôle étranger, selon des rumeurs de plus en plus insistantes. D'après Les Echos mercredi, Servier a mis en vente Biogaran depuis plusieurs mois et deux acquéreurs indiens sont sur les rangs.
Moteur de cette décision, selon le journal, le caractère particulièrement peu rentable de la production de génériques en France, un regret régulièrement exprimé par l'ensemble du secteur.
Ces rumeurs de ventes ne sont pas neuves, ayant déjà donné lieu à un article de la revue L'Informé en décembre. Et rien n'est officiel: interrogé par l'AFP, Servier a assuré jeudi qu'"aucune décision" n'était prise quant à Biogaran, tout en rappelant son attention à "maximiser le potentiel" de ses activités.
Mais l'article des Echos a d'ores et déjà suscité des réactions particulièrement vives au sein du monde politique.
A droite, Xavier Bertrand, président LR des Hauts-de-France, a demandé au gouvernement de "s'opposer à cette vente" si l'acheteur n'était pas européen, tandis qu'à l'extrême-droite, Florian Philippot, président des Patriotes, a dénoncé une "nouvelle trahison" de l'exécutif.
Le député Bertrand Pancher, à la tête du groupe parlementaire composite Libertés, indépendants, outre-mer et territoires (Liot), a jugé "urgent" et "essentiel" que Biogaran reste français.
- "Reconquête sanitaire" -
Comme souvent, en cas de vente à un groupe étranger, les inquiétudes se focalisent sur les risques de délocalisations et de pertes d'emplois en France. Le groupe, qui compte lui-même 240 salariés, joue surtout un gros rôle via ses sous-traitants avec 8.600 emplois à la clé.
Mais l'enjeu est encore plus large au vu du contexte persistant de pénuries de médicaments. Depuis plusieurs années, il devient difficile de trouver en pharmacie certains traitements, parfois très courants.
Ce phénomène n'a pas une cause unique, mais les économistes citent en particulier la concentration de plus en plus importante de la production des principes actifs - la base des médicaments - en Chine et en Inde.
Un cas est emblématique des difficultés d'approvisionnement: l'amoxicilline, l'antibiotique le plus couramment prescrit. Or, il fait partie des nombreuses molécules produites par Biogaran, une activité largement réalisée en Europe.
Le groupe assure produire 90% de ses médicaments en Europe et une bonne moitié d'entre eux en France, des chiffres qui ne prennent pas seulement en compte l'activité directement contrôlée par le groupe mais aussi celle de ses sous-traitants.
Un acquéreur étranger délocaliserait-il en masse cette activité, au risque d'aggraver les pénuries ? Impossible d'aller actuellement au-delà de pures spéculations, mais la situation est potentiellement embarrassante pour le gouvernement.
Celui-ci a, en effet, fait de la "reconquête sanitaire" un objectif affiché, dans la foulée de difficultés observées lors de la crise du Covid des années 2020-2021, en particulier des pénuries de masques.
Il a promis de relocaliser en France tout ou partie de la production d'une cinquantaine de médicaments jugés essentiels.
Dans ce contexte, l'exécutif a donc assuré jeudi, par la voix de M. Lescure, qu'il était prêt à agir en cas de vente de Biogaran à un investisseur étranger.
"Nous nous laissons la possibilité d'activer la procédure dite IEF (investissement étranger en France, NDLR)", a précisé le ministre, rappelant que cet outil permet de "contrôler les investissements réalisés par des entreprises étrangères en France dans des secteurs stratégiques".
J.Gomez--AT