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Wall Street termine contrastée en attendant des résultats de la tech
La Bourse de New York a terminé sur une note contrastée mardi, le Nasdaq se repliant en attendant les résultats de mégacapitalisations de la technologie tombés après la clôture des échanges.
L'indice Dow Jones a grappillé 0,35% à 38.467,31 points, ce qui lui a permis d'atteindre un nouveau plus haut. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, s'est replié de 0,76% à 15.509,90 points et le S&P 500 a cédé 0,06% à 4.924,97 points.
La semaine la plus chargée de la saison des résultats s'est poursuivie avec, entre autres, ceux de General Motors (+7,81%) dont l'action a été recherchée après des chiffres supérieurs aux attentes au quatrième trimestre 2023.
Le constructeur automobile s'est montré confiant sur ses perspectives en 2024 grâce au maintien des prix à un niveau élevé.
Le transporteur express UPS s'est écroulé de 8,19%. Non seulement le groupe va supprimer 12.000 emplois, mais son volume d'activité a chuté de 7,3% au quatrième trimestre.
Les investisseurs ont surtout guetté les résultats trimestriels de deux des "Sept Magnifiques" du secteur technologique, publiés après la fermeture du marché, à savoir Microsoft (-0,28% à la clôture) et Alphabet, maison mère de Google (-1,16%).
Microsoft glissait de 1,34% dans les échanges juste après la clôture, vers 21H20 GMT, à la suite de l'annonce de résultats pourtant meilleurs qu'attendus, notamment dans le cloud (informatique à distance).
De même, Alphabet perdait un peu plus de 4% après la fermeture, en dépit de résultats également plus solides que prévus avec un chiffre d'affaires trimestriel de 86 milliards de dollars.
Le géant pharmaceutique Pfizer a perdu 1,67% après être resté dans le rouge au quatrième trimestre, lesté comme prévu par la chute des revenus liés à son vaccin Comirnaty et à son antiviral Paxlovid contre le Covid-19.
D'octobre à fin décembre, le laboratoire a creusé une perte de 3,37 milliards de dollars, contre un bénéfice de 4,99 milliards de dollars sur la même période un an auparavant.
Alors que le marché devait digérer tous ces résultats, une réunion monétaire de la banque centrale américaine (Réserve fédérale, Fed) a commencé mardi et doit s'achever mercredi à la mi-journée.
"Le Comité monétaire (de la Fed, NDLR) laissera très probablement les taux d'intérêt inchangés entre 5,25% et 5,50%" pour la troisième fois d'affilée, a estimé Art Hogan, analyste de B. Riley Wealth Management.
Après avoir relevés ses taux à onze reprises entre mars 2022 et juillet 2023, la Fed réfléchit plutôt à les abaisser à l'avenir.
Les investisseurs espèrent glaner mercredi, lors de la conférence de presse de Jerome Powell, président de la Fed, des indices sur le début des baisses à venir.
Au rang des indicateurs, un nouveau bond du moral des consommateurs américains a été attesté par l'enquête mensuelle du Conference Board pour janvier.
L'indice mesurant la confiance des consommateurs a grimpé à 114,8 points, au plus haut depuis décembre 2021, après 108 points en décembre (révisé en baisse).
"On observe une amélioration dans toutes les tranches d'âge, et surtout chez les 55 ans et plus", a noté la cheffe économiste responsable de l'enquête, Dana Peterson.
Sur le marché de l'emploi, l'enquête JOLTS du ministère du Travail a montré en décembre une nouvelle augmentation des emplois disponibles, à 9,02 millions, plus qu'attendu.
"Si ces tendances continuent, que la croissance reste forte, que l'inflation poursuit sa baisse, c'est un environnement économique idéal pour la Fed qui peut choisir son moment pour baisser les taux si besoin", a commenté Jack Ablin, responsable des investissements chez Cresset, interrogé par l'AFP.
"Alors Jerome Powell sera au sommet du monde", a-t-il ajouté.
Mais pour Andy Kapyrin, partenaire du gestionnaire de portefeuille Corient, "avec un marché de l'emploi qui reste fort, il est difficile de maîtriser l'inflation", à cause des hausses de salaires.
"Je crois que la Fed va garder le plus d'options ouvertes (...) et qu'elle va essayer de conserver les taux en l'état pour plus longtemps que ne l'entrevoit le marché", a jugé l'analyste.
Sur le marché obligataire, les taux à dix ans se sont légèrement détendus, à 4,03%, contre 4,07% la veille.
A.Anderson--AT