-
Monique Barbut remet son plan pour accélérer l'adaptation au changement climatique
-
Fin de la mission en Irak de la coalition antijihadiste dirigée par les Etats-Unis
-
Boeing va fabriquer le futur avion de combat de l'US Navy, et celui de l'Air Force
-
La Cour suprême américaine lève de nouveau des limites aux expulsions d'immigrés vers des pays tiers
-
Explosions dans la DMZ : Séoul exige des excuses, Pyongyang nie toute implication
-
Infections et cancers : des liaisons parfois dangereuses, souvent évitables
-
Milei en France en promoteur d'une Argentine ouverte aux affaires, mais qui patine
-
Mediapart dénonce la "violence sidérante" du RN après ses révélations sur Bardella
-
Ligue des nations: l'Angleterre gagne en République tchèque grâce au duo Gordon-Kane
-
Concurrence dans Android et la recherche en ligne: Google attaque des décisions de Bruxelles
-
Une ONG attaque OpenAI pour infraction à la loi sur les cyberattaques après l'incident Hugging Face
-
Ligue des nations: l'Espagne réussit son retour à la maison, Lamine Yamal inarrêtable
-
Sous l'oeil de Trump, les patrons de l'IA promettent de s'auto-réguler
-
Wall Street clôture en baisse, les taux touchent des sommets
-
Club Dorothée et Les Guignols favoris des téléspectateurs sur les 40 dernières années, selon un sondage
-
ONU: le Conseil de sécurité prolonge de six mois la force contre les gangs en Haïti
-
Angélique Kidjo exhorte les Africains à "créer ensemble"
-
Poussée de tension entre BFMTV, des lycéens et le maire de Saint-Denis
-
Trump plaide pour "l'auto-régulation" en recevant les grands patrons de l'IA
-
Espagne : face à la colère sociale, le gouvernement s'attaque à la crise du logement
-
Le Pacifique mexicain résiste au passage de l'ouragan Polo
-
En Espagne, Macron livre ses recettes contre la montée des "extrêmes" en Europe
-
Alerte près d'une base militaire en Angleterre: de l'essence mais aucun explosif retrouvé
-
Trump réunit les grands noms de l'IA à la Maison Blanche
-
Nombre de maternités: la mission "périnatalité" critique un modèle "insoutenable"
-
Foot: nouvelle passe d'armes entre l'UEFA et la Fifa
-
Foot: Manchester City reconnu "coupable" de "graves" infractions financières de 2009 à 2018 par la Premier League
-
Accusé d'antisémitisme, Bardella dénonce "une guerre totale" contre le RN, Mediapart fustige "la violence sidérante de l'extrême droite"
-
Birmanie : 50 morts sur un marché bombardé par l'armée, selon des sources humanitaires
-
Energie: l'Union européenne s'attend à un hiver difficile, avec des prix très élevés
-
La Bourse de Paris lestée par les incertitudes budgétaires, le taux français dépasse 4,80%
-
A Liverpool, Andy Burnham défend un réengagement de l'Etat et se projette au-delà de 2029
-
Les Bourses européennes terminent sans enthousiasme
-
Trump reçoit les patrons de l'IA à la Maison Blanche mardi
-
Thélyson Orélien, l'étoile fuyante
-
L'Iran menace de nouvelles frappes, dans l'attente d'une réponse américaine à son plan pour Ormuz
-
Allemagne: le Rhin à un niveau historiquement bas face à une sécheresse persistante
-
Slovaquie: une enseignante tuée et deux blessés dans une attaque au couteau dans une école
-
Macron en visite d'État en Espagne pour pousser une "Europe plus forte"
-
Allemagne: la plus haute éolienne du monde a atteint sa hauteur finale, à 365 mètres
-
"Ras-le-bol des bas salaires": la fonction publique dans la rue pour son pouvoir d'achat
-
Wall Street ouvre sans direction claire, surveille le pétrole et les taux
-
Equipe de France: l'état de grâce de Zidane
-
Slovaquie: une enseignante tuée et deux blessées dans une attaque au couteau dans une école
-
Cisjordanie: une violente attaque sur un village suscite de rares condamnations par Israël
-
Accusations d'antisémitisme : Bardella dénonce "une guerre totale" contre le RN, première crise pour la campagne Le Pen
-
Au Cameroun, les féminicides se multiplient, les familles réclament justice
-
A Liverpool, le Labour remobilisé derrière Andy Burnham mais attend des réponses
-
La Malaisie commence à renvoyer des ressortissants birmans, inquiétude de l'ONU
-
Budget : enquête ouverte après un signalement de Lecornu sur des fuites dans la presse
L'Europe échappe à la récession mais s'enfonce dans la stagnation
L'économie européenne a échappé de peu à la récession en fin d'année mais elle affiche une maigre croissance de 0,5% sur l'ensemble de 2023 et semble enlisée dans la stagnation avec une Allemagne en panne.
Le Produit intérieur brut (PIB) de la zone euro est resté stable au quatrième trimestre 2023 par rapport au trimestre précédent, après un recul de 0,1% de juillet à septembre, a annoncé Eurostat mardi.
Le chiffre est supérieur aux prévisions des analystes de Bloomberg et Factset qui attendaient un recul de 0,1% sur la période d'octobre à décembre et une entrée en récession technique, définie par deux trimestres négatifs consécutifs.
Sur l'ensemble de l'année dernière, les 20 pays partageant la monnaie unique ont enregistré une croissance de 0,5% par rapport à 2022, selon l'office européen des statistiques, un peu moins que les 0,6% anticipés en novembre par la Commission européenne.
L'Europe fait pâle figure par rapport aux Etats-Unis dont le PIB a progressé à 2,5% en 2023.
Elle souffre des taux d'intérêt élevés imposés par la Banque centrale européenne (BCE) pour calmer une inflation record. La contraction du crédit pèse sur l'investissement et la consommation des entreprises comme des ménages alors que les exportations pâtissent du ralentissement de la demande mondiale.
Trimestre après trimestre, la zone euro a enchaîné les faibles performances, la croissance du PIB oscillant autour de zéro: +0,1% de janvier à mars, +0,1% d'avril à juin, puis -0,1% et 0%, en glissement trimestriel.
Les chiffres ont été identiques pour l'ensemble de l'Union européenne.
Mais, au sein du bloc, certains pays ont mieux tiré leur épingle du jeu. L'Espagne, portée par le tourisme, a connu une croissance de 2,5% l'an dernier, et la France, à +0,9%, a fait mieux que la moyenne.
- L'Europe décroche face aux Etats-Unis -
A l'inverse l'Allemagne, première économie du continent, a subi un recul de 0,3%, plombée par la crise du secteur industriel qui souffre des coûts de l'énergie et de la faiblesse des exportations, son point fort traditionnel, au point de se voir affubler du qualificatif d'homme malade de l'Europe.
La Commission doit publier le 15 février ses prévisions de croissance pour 2024. Elle tablait jusqu'ici sur un PIB en progression de 1,2% pour la zone euro mais le commissaire européen à l'Economie Paolo Gentiloni a prévenu en janvier que les tensions géopolitiques au Proche-Orient augmentaient les risques d'une révision des perspectives à la baisse.
"L'économie de la zone euro stagne globalement depuis la fin de l'année 2022 et a perdu beaucoup de terrain par rapport aux États-Unis ces dernières années" estime Bert Colijn, économiste pour la banque ING. L'Europe est entrée, selon lui, "dans une phase de faiblesse prolongée".
L'industrie lourde allemande souffre tout particulièrement de la flambée des prix de l'énergie depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie en février 2022 qui a conduit à fermer le robinet des importations de gaz russe bon marché, un choc auquel ont échappé les Etats-Unis, gros producteur et exportateur d'hydrocarbures.
L'Europe est aussi pénalisée par un soutien budgétaire moins important qu'outre-Atlantique, avec le retour récent à des règles européennes plus strictes pour réduire les déficits publics, parallèlement au resserrement monétaire.
La banque ING voit toutefois du mieux à l'horizon grâce au ralentissement de l'inflation.
La hausse des prix à la consommation s'est ralentie à 2,9% sur un an en décembre dans la zone euro, bien loin du sommet de 10,6% atteint en octobre 2022. "La croissance des salaires réels commence lentement à se redresser, ce qui devrait permettre aux consommateurs d'avoir plus d'argent dans leurs poches", souligne Bert Colijn.
Mais l'éclaircie ne devrait apparaître que dans la deuxième moitié de l'année.
"L'économie de la zone euro a stagné au quatrième trimestre et nous pensons qu'elle stagnera également au premier semestre de cette année, car les effets du resserrement monétaire passé continuent de se faire sentir et la politique budgétaire devient plus restrictive", a déclaré Jack Allen-Reynolds de Capital Economics.
A.O.Scott--AT