-
Royaume-Uni: l'antiterrorisme enquête après un incident près d'une base aérienne, cinq arrestations
-
A Lourdes, Léon XIV contre l'aide à mourir et le "fléau" des violences sexuelles
-
อเล็กซ์ โบดี และศาสตราจารย์ ดร. ดีเทอร์ ลาซิก ลงนามสัญญาสำหรับ ALPHA WHEY และ BODI เครื่องดื่มให้พลังงาน
-
एलेक्स बोडी और प्रो. डॉ. डायटर लाज़िक ने ALPHA WHEY और BODI एनर्जी ड्रिंक के लिए एक अनुबंध पर हस्ताक्षर किए
-
Alex Bodi och prof. dr. Dieter Lazik tecknar avtal om ALPHA WHEY och BODI Energidryck
-
Alex Bodi a prof. dr. Dieter Lazik podepsali smlouvu týkající se produktů ALPHA WHEY a BODI Energetický nápoj
-
Alex Bodi i prof. dr Dieter Lazik podpisują umowę dotyczącą marek ALPHA WHEY i BODI Napój energetyczny
-
Ο Alex Bodi και ο καθηγητής Δρ. Dieter Lazik υπογράφουν σύμβαση για τα προϊόντα ALPHA WHEY και BODI Ενεργειακό ποτό
-
أليكس بودي والبروفيسور الدكتور ديتر لازيك يوقعان عقدًا بشأن منتجي «ألفا ويل» و«بودي إنيرجي درينك»
-
アレックス・ボディ氏とディーター・ラジク教授が「ALPHA WHEY」および「BODI エナジードリンク」に関する契約を締結
-
Au pied de la tour Eiffel, les pompiers mobilisés pour clamer leur "colère"
-
알렉스 보디와 디터 라지크 교수가 ALPHA WHEY 및 BODI 에너지드링크에 관한 계약을 체결했습니다.
-
亞歷克斯·博迪(Alex Bodi)與迪特爾·拉齊克(Dieter Lazik)教授簽署關於 ALPHA WHEY 及 BODI 能量飲料的合約
-
Alex Bodi și prof. dr. Dieter Lazik semnează un contract pentru ALPHA WHEY și BODI Băutură energizantă
-
Royaume-Uni: l'antiterrorisme enquête sur un incident près d'une base utilisée par l'US Air Force
-
Алекс Боді та проф. д-р Дітер Лазік уклали договір щодо ALPHA WHEY та Боді Енергетичний напій
-
Алекс Боди и проф. д-р Дитер Лазик заключили договор о выпуске продуктов ALPHA WHEY и BODI Энергетический напиток
-
Marathon de Berlin: blessée, Assefa manque le record du monde mais s'impose une troisième fois
-
Alex Bodi et le professeur Dieter Lazik signent un contrat pour ALPHA WHEY et BODI Boisson énergisante
-
Sénatoriales: le RN veut s'implanter, plusieurs sortants réélus
-
Thaïlande: des milliers d’habitants évacués après d'importantes inondations à Bangkok
-
En Espagne, la crise du logement fait un spectaculaire retour sur le devant de la scène
-
A Lourdes, les pèlerins séduits par un pape "simple" à l'écoute des plus vulnérables
-
Arrivée aux Etats-Unis de deux pandas géants envoyés par la Chine
-
Armani couvre de paillettes son élégance discrète
-
Irlande du Nord: rassemblement contre une marche orangiste à Portadown
-
A Lourdes, Léon XIV exhorte à poursuivre la lutte contre le "fléau" des violences sexuelles
-
Budget: une incertitude de plus pour des entreprises très inquiètes
-
En Espagne, la crise du logement s'invite au coeur de Madrid
-
Nouvelle nuit de violence en Afrique du Sud : deux fusillades font 27 morts
-
Au Kurdistan irakien, le traumatisme de la guerre avec l'Iran refait surface
-
Sud-Ouest: face aux mégafeux, les pompiers au défi de garder un "coup d'avance"
-
Des vendanges "5 étoiles" mais des caves déjà pleines: les vignerons italiens s'interrogent
-
A Lourdes, une foule de fidèles pour Léon XIV, attendu sur les violences sexuelles
-
Soudan: dans Khartoum en ruines, la désillusion du retour
-
A Kiev, Moscou cible aussi le panier de courses
-
IA: une start-up allemande appelle l'Europe à "plus d'optimisme" malgré les craintes
-
Sénatoriales: journée décisive pour le RN, en quête d'un groupe au Sénat
-
Foot: dix ans après le drame, Chapecoense et l'Atlético Nacional ont célébré leur amitié
-
Mondiaux de cyclisme: Seixas rêve d'arc-en-ciel à Montréal
-
L'Iran maintient ses conditions pour rouvrir le détroit d'Ormuz
-
Le nord-est des Etats-Unis frappé par une tempête rare pour la saison
-
A Lourdes, Léon XIV face aux victimes de violences sexuelles dans l'Eglise
-
Mike Leigh primé à Saint-Sébastien pour son probable dernier film
-
Laver Cup: l'Europe mène 7 à 5 après la deuxième journée
-
Droit au logement: des manifestants campent dans le centre de Madrid
-
Ligue des nations: l'Espagne, souveraine, réussit sa reprise en Angleterre
-
Top 14: Paris fait tomber le leader Lyon, Pau et Bayonne à l'affut
-
Mode à Milan: la créatrice Louise Trotter s'affirme chez Bottega Veneta
-
Porté par le succès populaire, le pape Léon XIV est arrivé à Lourdes
Gabriel Fortin, "tueur de DRH" imperméable et "paranoïaque"
Fils "attentionné", ami "discret" devenu "fuyant" voire "paranoïaque"": les proches de Gabriel Fortin ont tenté mercredi devant la cour d'assises de la Drôme d'esquisser la personnalité de l'ancien ingénieur au chômage, accusé d'avoir tué une cadre de Pôle Emploi et deux anciens DRH qui l'avaient licencié, lors d'un périple sanglant en janvier 2021.
Lundi au premier jour de son procès, Gabriel Fortin a brisé le silence qu'il avait imposé aux enquêteurs, mais sans fendre l'armure.
Hermétique aux appels de sa mère à s'expliquer, il s'est campé en "victime" d'un système, évoquant les "mensonges" de l'enquête et accusant élus et magistrats d'être "responsables de (s)a situation" en ayant esquivé ses multiples requêtes pour contester des licenciements survenus en 2006 et 2009.
Un retard d'une trentaine de minutes mercredi après-midi a fait craindre que Gabriel Fortin, jusqu'ici attentif aux débats, refuse de revenir dans le box des accusés, mais il a fini par apparaître.
Enfant "attentionné", "distrait", "un peu imprévisible" selon sa mère Francine, 78 ans, il a grandi sans son père, parti refaire sa vie au Gabon. Asthmatique, le jeune Gabriel fait tout de même un peu de judo, un peu de rugby.
"Fusionnel" avec sa mère selon une amie de la famille, il vit avec elle jusqu'à son départ pour ses études d'ingénieur à Metz.
Il a ensuite passé quelques mois dans une entreprise de Sully-sur-Loire (Loiret) puis dans un bureau d'études de Francel (aujourd'hui Emerson) à Gallardon, en Eure-et-Loir, à partir d'octobre 2005. Il sera renvoyé pour faute en août 2006.
Gabriel Fortin est passé par Compiègne (Oise) puis, en juillet 2008, il a été embauché par Faun Environnement jusqu'à un nouveau licenciement fin 2009.
"Il était spontané mais pas violent", assure Jacques F., un ancien camarade de l'école d'ingénieur.
Son ancien instructeur de planeur, Michel T., décrit au moment de leur rencontre dans les années 1990 un homme "convivial, sympathique, intelligent" mais secret. Et dont le comportement a changé au fil du temps: au moment de son dernier licenciement, il devient "fuyant, replié sur lui-même".
Son frère Olivier, avec qui les relations se sont distendues depuis l'adolescence, juge sa personnalité "un peu en retrait" et "peut-être pas adaptée" au métier d'ingénieur. Mais "je ne pensais pas que c'était un psychopathe à ce point", lâche-t-il.
- "Confinement mental" -
De l'avis général, l'accusé vivait très mal ses licenciements. Trois des quatre personnes visées par Gabriel Fortin y avaient été associées. La quatrième travaillait dans une agence Pôle emploi de Valence qu'il avait fréquentée après son dernier renvoi.
"Il ruminait et avait des pensées paranoïaques, Pôle emploi lui avait proposé un boulot de manutentionnaire, il l'avait très mal pris", raconte Michel T.
Gabriel Fortin n'a pas laissé de souvenir particulier au conseiller Pôle Emploi de Nancy qui l'avait suivi ces dernières années. Tout juste se rappelle-t-il d'un homme ayant décliné toutes ses propositions de mobilité.
Sa tante Magali rapporte que sa mère se plaignait à cette époque que son fils "se complaisait dans le chômage". L'intéressée concède y avoir vu "un échec".
Lorsqu'elle a croisé son fils pour la dernière fois, environ 15 jours avant le drame, elle l'a trouvé "pas bien". "J'ai essayé de le questionner, qu'est-ce qui ne va pas? Il n'a pas répondu". "Il est parti en sanglotant, c'est vrai. J'ai essayé de le rattraper, je ne l'ai pas retrouvé", a-t-elle poursuivi. Dans le box, Gabriel Fortin est imperturbable.
Concernant la vie sentimentale de ce passionné d'aviation et de parapente, aucun témoin ne lui a connu de relation.
Dans les années 2010, les contacts de Gabriel avec ses proches se font plus épisodiques, souvent par e-mail. Et après le premier confinement lié au Covid, Michel T., infirmier psychiatrique à la retraite, se dit que Gabriel est resté "enfermé dans un confinement mental".
En décembre 2012, il s'inscrit au club de tir, qu'il se met à fréquenter assidument mais dont il ne parle ni à sa famille ni à ses amis.
Il n'y échange pas beaucoup avec les adhérents. "Il était très carré, il respectait bien le règlement et les consignes de sécurité", assure l'ancien président du club. Tout juste Gabriel Fortin indique-t-il à son instructrice qu'il a choisi cette "discipline sportive" parce qu'elle "lui paraissait intéressante".
Y.Baker--AT