-
L'Ukraine et la Russie touchées par des cyberattaques après la fin de la trêve
-
F1: Antonelli sacré avec panache au Mexique
-
F1: l'Italien Kimi Antonelli devient le plus jeune champion du monde de l'histoire
-
F1: Antonelli, le vent de fraîcheur qui a conquis le paddock
-
Top 14: Pau fait tomber Toulouse pour la 2e fois de la saison
-
Ligue 1 : l'OL retrouve le podium, Marseille enchaîne
-
Ukraine : fin d'une trêve exceptionnelle à Olechky
-
Route du Rhum: premiers frissons, premiers incidents et premières envolées après le départ
-
Un pompier grièvement blessé par balle près de Marseille, un homme interpellé
-
Après les menaces de Trump, l'Iran avertit qu'une nouvelle guerre pourrait être "plus longue"
-
Route du Rhum: Dorange va faire escale à Roscoff après une collision avec un concurrent
-
Angleterre: Arsenal remporte la bataille d'Anfield et prend la tête
-
Présidentielle en Bulgarie : Iliana Iotova, partisane du dialogue avec Moscou, l'emporte
-
Athlétisme: Andreas Almgren remporte le marathon de New York dès ses débuts sur la distance
-
Espagne: après la controverse avec la Chine, le Real Madrid et Mbappé repartent de l'avant
-
Italie: la Lazio Rome ne laisse pas passer sa chance
-
ATP 500 de Bâle: Vacherot remporte son deuxième titre en battant Lehecka
-
ATP 500 de Vienne: Alcaraz confirme son retour au premier plan
-
"Voir les bateaux": la foule au Cap Fréhel pour le départ de la Route du Rhum
-
A Bobigny, des lycéennes veulent voir les blocus continuer : "Ecoutez vraiment la jeunesse"
-
Après les menaces de Trump, l'Iran avertit qu'une nouvelle guerre pourrait se prolonger
-
Ukraine : dernier jour d'une trêve exceptionnelle à Olechky
-
La 13e Route du Rhum lancée sous un grand soleil malouin
-
Une nouvelle guerre risque de durer, avertit l'Iran après des menaces de Trump
-
Présidentielle en Bulgarie : un duel serré sur fond de tensions en mer Noire
-
Energies renouvelables : le Laos prend le virage de l'éolien
-
Au Sri Lanka, les veuves des disparus de la guerre civile n'ont pas renoncé à la vérité
-
Singapour, la "nation de la climatisation", cherche des alternatives pour se rafraîchir
-
MotoGP: Marc Marquez tutoie un 8e titre mondial après sa victoire sans appel en Malaisie
-
Route du Rhum: dernières embrassades avant l'émotion du départ
-
Ukraine: à Kherson, 24 heures pour "serrer les murs dans ses bras" et repartir
-
En Uruguay, une "Cité de Dieu" attend le pape dans l'espérance
-
Euronaval: drones et "flottes hybrides" au coeur du réarmement mondial
-
Des chatbots d'IA diffusent de fausses informations sur les élections américaines de mi-mandat
-
Un allié complotiste de Trump candidate pour superviser les élections en Arizona
-
Basket : Gabby Williams, nouvelle reine des Etats-Unis
-
Piratage de cryptomonnaies chez Binance: reprise des retraits, le FBI accuse la Corée du Nord
-
NBA : pour sa troisième saison, Tidjane Salaün veut s'imposer chez les Charlotte Hornets
-
NBA : Wemby dévore Minnesota, les Sixers au forceps
-
Ligue 1: l'OM de Genesio entre serrage de vis et dynamique à entretenir
-
Le marathon de New York souffle la 50e bougie d'un tracé mythique
-
F1/Mexique : Hamilton en pole, Antonelli en route pour le titre
-
Route du Rhum: jour J pour les 115 solitaires de la "reine des transats"
-
Patinage : le Français Kevin Aymoz triomphe au Skate Canada
A Cannes, le duel des "rois" Jude Law et Johnny Depp
Après le Louis XV de Johnny Depp, le Festival de Cannes a déroulé dimanche le tapis rouge à Henri VIII d'Angleterre, incarné par un Jude Law métamorphosé en roi jaloux et paranoïaque.
Si "Jeanne du Barry" de Maïwenn a reçu des critiques mitigées, certaines relevant le peu de phrases énoncées par l'ex-Pirate des Caraïbes, "Firebrand" ("Le jeu de la reine" en français) de Karim Aïnouz, présenté en compétition, est une fresque qui devrait laisser son empreinte royale sur la Croisette, grâce notamment à la performance saisissante de Law.
Comme tout droit sorti des peintures de Hans Holbein, le film offre un très beau jeu de lumières et de couleurs, avec souvent des arrêts sur image sur Jude Law et Alicia Vikander, qui prête ses traits à Catherine Parr.
- "Hymne contre le patriarcat" -
Law est presque méconnaissable en Henry VIII qui, à la fin de sa vie, était devenu obèse, boiteux en raison d'une infection à la jambe.
L'acteur parvient, comme dans un sombre conte de fées, à rendre très réel Henri VIII, ce Barbe-Bleue qui a répudié deux de ses femmes (Catherine d'Aragon et Anne de Clèves), en décapité deux autres (Anne Boleyn et Catherine Howard) et perdu une autre en couches (Jane Seymour).
"Je ne connaissais rien sur la Maison Tudor mais c'est le personnage de Catherine Parr qui m'a motivé car personne n'avait fait un film sur elle. C'était toujours à propos des épouses qui sont mortes et pas celle qui a survécu, ou à propos du roi, qui était un monstre", explique à l'AFP le réalisateur brésilien Karim Aïnouz.
"Jude Law a vraiment tenté d'incarner le physique de Henri VIII. Il a marché pendant des mois avec des poids sur les jambes... Il a eu mal au dos après le tournage tellement il a imité le boitement du roi", raconte-t-il, précisant que l'acteur a lu également une vingtaine de livres sur le monarque pour s'approprier le personnage.
Dans le film, décrit par Aïnouz comme un "hymne contre le patriarcat", Henri VIII entre dans une colère noire quand l'évêque Stephen Gardiner parvient à le convaincre que la reine soutient activement la "nouvelle foi", à une époque où la foi protestante gagnait du terrain en Angleterre.
"On est déjà passé par là", ne cesse-t-il de répéter, le film montrant habilement comment les doutes s'insinuent progressivement dans son esprit.
Tout le reste de la distribution est de haute volée, notamment Alicia Vikander dans le rôle d'une reine ayant la réputation d'avoir pu calmer le tempérament orageux du roi.
"Elle était une femme extrêmement intelligente (...) qui a survécu à un tyran. Je ne peux pas imaginer ce que ça a été pour elle", affirme à l'AFP l'actrice, connue pour avoir joué une androïde dans "Ex Machina".
Elle confie que le jeu de Jude Law était tellement impressionnant qu'elle a été marquée par les scènes où le roi "rôde autour" d'elle ou la regarde différemment, plutôt que les scènes violentes.
Le film détaille sa sympathie pour Anne Asqew, poétesse protestante qui sera condamnée au bûcher pour hérésie. S'il n'y aucune preuve historique, "Firebrand" montre des rencontres entre elles et l'adhésion très claire de la reine aux idées réformatrices, notamment dans une scène où on la voit prier en anglais et non en latin, un des piliers du protestantisme.
Etait-il risqué pour un réalisateur brésilien d'origine algérienne de se lancer dans un film sur la monarchie anglaise? "Quand les Américains font un film sur Cléopâtre avec Elizabeth Taylor, on ne se pose pas la question", sourit-il.
P.A.Mendoza--AT