-
Un pompier grièvement blessé par balle près de Marseille, un homme interpellé
-
Après les menaces de Trump, l'Iran avertit qu'une nouvelle guerre pourrait être "plus longue"
-
Route du Rhum: Dorange va faire escale à Roscoff après une collision avec un concurrent
-
Angleterre: Arsenal remporte la bataille d'Anfield et prend la tête
-
Présidentielle en Bulgarie : Iliana Iotova, partisane du dialogue avec Moscou, l'emporte
-
Athlétisme: Andreas Almgren remporte le marathon de New York dès ses débuts sur la distance
-
Espagne: après la controverse avec la Chine, le Real Madrid et Mbappé repartent de l'avant
-
Italie: la Lazio Rome ne laisse pas passer sa chance
-
ATP 500 de Bâle: Vacherot remporte son deuxième titre en battant Lehecka
-
ATP 500 de Vienne: Alcaraz confirme son retour au premier plan
-
"Voir les bateaux": la foule au Cap Fréhel pour le départ de la Route du Rhum
-
A Bobigny, des lycéennes veulent voir les blocus continuer : "Ecoutez vraiment la jeunesse"
-
Après les menaces de Trump, l'Iran avertit qu'une nouvelle guerre pourrait se prolonger
-
Ukraine : dernier jour d'une trêve exceptionnelle à Olechky
-
La 13e Route du Rhum lancée sous un grand soleil malouin
-
Une nouvelle guerre risque de durer, avertit l'Iran après des menaces de Trump
-
Présidentielle en Bulgarie : un duel serré sur fond de tensions en mer Noire
-
Energies renouvelables : le Laos prend le virage de l'éolien
-
Au Sri Lanka, les veuves des disparus de la guerre civile n'ont pas renoncé à la vérité
-
Singapour, la "nation de la climatisation", cherche des alternatives pour se rafraîchir
-
MotoGP: Marc Marquez tutoie un 8e titre mondial après sa victoire sans appel en Malaisie
-
Route du Rhum: dernières embrassades avant l'émotion du départ
-
Ukraine: à Kherson, 24 heures pour "serrer les murs dans ses bras" et repartir
-
En Uruguay, une "Cité de Dieu" attend le pape dans l'espérance
-
Euronaval: drones et "flottes hybrides" au coeur du réarmement mondial
-
Des chatbots d'IA diffusent de fausses informations sur les élections américaines de mi-mandat
-
Un allié complotiste de Trump candidate pour superviser les élections en Arizona
-
Basket : Gabby Williams, nouvelle reine des Etats-Unis
-
Piratage de cryptomonnaies chez Binance: reprise des retraits, le FBI accuse la Corée du Nord
-
NBA : pour sa troisième saison, Tidjane Salaün veut s'imposer chez les Charlotte Hornets
-
NBA : Wemby dévore Minnesota, les Sixers au forceps
-
Ligue 1: l'OM de Genesio entre serrage de vis et dynamique à entretenir
-
Le marathon de New York souffle la 50e bougie d'un tracé mythique
-
F1/Mexique : Hamilton en pole, Antonelli en route pour le titre
-
Route du Rhum: jour J pour les 115 solitaires de la "reine des transats"
-
Patinage : le Français Kevin Aymoz triomphe au Skate Canada
-
Nvidia, grand argentier de l'écosystème IA, entre risque de bulle et investissement avisé
-
La Serbie commémore la tragédie qui a déclenché le mouvement étudiant
-
Basket : Gabby Williams, phénoménale, remporte le titre de WNBA
-
Trump menace l'Iran de nouvelles frappes sur "un ou deux sites"
-
Le FBI accuse la Corée du Nord du "casse du siècle" chez Binance
-
F1: Lewis Hamilton, sur Ferrari, en pole position du Grand Prix du Mexique
-
En Allemagne, des manifestations de la "Gen Z" suivies d'affrontements
-
Italie: l'AC Milan fait (re)vivre un cauchemar à l'Inter
-
Angleterre : premiers nuages pour Manchester City, alerte rouge à United
-
Top 14: l'UBB se fait peur, Toulon revit, le Racing 92 s'enfonce
-
Revers judiciaire pour Trump au sujet d'une lettre licencieuse à Epstein
-
Crise politique en Pologne : Bruxelles fait pression sur le président polonais
-
Ligue 1: l'entraîneur du Havre Didier Digard écarté, son président démissionne
Michel Deville, le cinéaste qui préférait les femmes
Michel Deville, décédé à l'âge de 91 ans, a dirigé les plus grandes actrices françaises du 20e siècle dans des comédies légères puis des histoires noires et étranges.
Auteur d'une trentaine de long-métrages, il a reçu 2 César pour "Le Dossier 51" (1979, meilleur scénario) et pour "Péril en la demeure" (1986, meilleur réalisateur).
Il a également obtenu deux fois le prix Louis-Delluc (considéré comme le Goncourt du cinéma) pour "Benjamin ou les mémoires d'un puceau" (1967) et "La Lectrice" (1988).
"Tous mes films, les comédies comme d'autres plus sérieux, voire graves, ont été pour moi des jeux, avec des règles", disait cet homme au visage osseux et au regard bleu acier qui aimait par-dessus tout traiter des êtres humains face à leurs instincts.
S'il a fait jouer, entre autres, des acteurs de la trempe de Michel Piccoli, Jacques Dutronc ou Jean-Louis Trintignant, il prétendait ne pas aimer "la compagnie des hommes".
En revanche, il dirigea des actrices comme Catherine Deneuve, Brigitte Bardot, Romy Schneider, Jeanne Moreau, Françoise Fabian, Fanny Ardant, Mathilda May, Marina Vlady, Marlène Jobert ou Miou-Miou.
Michel Deville, qui prétendait être solitaire et asocial, était un cinéaste minutieux, doué pour mettre en image "un instant, une phrase, un beau paysage, un beau visage". "Il ne me suffit pas de les voir, j’ai besoin de les retenir. Je les consigne dans mes carnets", expliquait-il.
- Egalement poète -
Pour lui, l'écriture, sous toutes ses formes, était primordiale. La plupart de ses films étaient tirés d’œuvres littéraires qu'il adaptait.
Ainsi, il filmera "La lectrice", adapté du roman de Raymond Jean ou encore "Le Dossier 51" d'après le livre de Gilles Perrault.
Il pratiquait également la poésie, son "délassement", publiant plusieurs recueils, fantaisistes et irrévérents, proches de l'esprit d'un Prévert ou d'un Queneau: "Dans l'aube hallucinée/ D'un jardin vague et mal fané/ Se lamentait un jardinier (...)/ Les pieds enfouis dans le terreau en place et lieu de deux poireaux (...)/ Navrant ratage, atrocité/ Le jardinier s'était planté".
Michel Deville naît le 13 avril 1931 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).
Ses parents ont des amis voisins dont l'appartement donne sur le toit d'un cinéma. Grâce à une passerelle, le garçonnet se rend souvent à la cabine de projection. Ainsi, commence une vocation...
Il passe une dizaine d'années à apprendre le métier auprès notamment de son mentor, Henri Decoin. Puis, il tourne son premier film "Ce soir ou jamais", une comédie dramatique. Il sera suivi de comédies, comme "Adorable menteuse" (1962) ou "A cause, à cause d'une femme". Il connaît le succès avec "Benjamin..., interprété par Michèle Morgan, Michel Piccoli et Pierre Clémenti. En 1970, il dirige Brigitte Bardot dans la comédie "L'ours et la poupée".
Après "Raphaël ou le Débauché" (1971), Michel Deville s'ouvre à des sujets plus graves, entre intrigues policières et huis clos intimistes, sensuels, sur fond parfois de manipulations et de relations troubles entre hommes et femmes.
C'est cette même année 71 que cesse sa collaboration avec Nina Companeez, à la fois scénariste, dialoguiste et monteuse de la plupart de ses films, qui décide de devenir elle-même réalisatrice.
"Nous vieillissions ensemble, c'était bien, mais nous étions toujours dans le même sillon, notre numéro était trop bien rodé", a-t-il alors dit.
A partir des années 80, c'est son épouse Rosalinde qui écrit et produit ses films: "elle écrit ce que je rêve de voir au cinéma", disait cet artiste inclassable qui n'eut pas d'enfant. Il réalisa ensuite des films comme "Péril en la demeure" (1985), "Le Paltoquet" (1986) ou "La maladie de Sachs", adapté de Martin Winckler.
Il avait adapté Feydeau pour son dernier film "Un fil à la patte" en 2005, avec Emmanuelle Béart et Charles Berling.
A.Clark--AT