-
Les dirigeants communistes cubains se réunissent pour impulser des réformes économiques
-
Sous Warsh, la Fed répète sa détermination à lutter contre l'inflation aux Etats-Unis
-
Mondial-2026: Le Portugal de Ronaldo piégé par la RD Congo (1-1)
-
Loi fast-fashion: accord trouvé entre députés et sénateurs
-
Canicule: Jeanbrun annonce une série de mesures pour faciliter l'adaptation des logements
-
Fed: les taux restent gelés mais un tour de vis n'est pas exclu à l'avenir
-
Ligue 1: décès d'Eric Roy, le coach qui a fait rêver Brest
-
Entassés dans un camp de fortune en Afrique du Sud, des milliers de Malawiens espèrent rentrer chez eux
-
Drones: MBDA adapte son bouclier au civil, Naval Group à l'armée de terre
-
Le G7 fait bloc sur l'Iran et l'Ukraine après des mois de bras de fer avec Trump
-
Le Parlement adopte un texte pour relancer les investissements dans les barrages
-
Du G7 à VivaTech, la souveraineté numérique au coeur des débats
-
Sam Altman (OpenAI) au G7: "ne cédez pas vos responsabilités aux acteurs de l'IA"
-
Au G7, le revirement inattendu de Trump en faveur de l'Ukraine
-
Fortes chaleurs: de "bons réflexes" à adopter par tous, rappelle Santé publique France
-
G7 : Macron plaide pour une régulation de l'IA, mais met en garde contre la "non-coopération entre démocraties"
-
Pesticides, eau et loup: inquiétudes et fractures politiques autour de la loi d'urgence agricole
-
Les Bourses mondiales patientent avant la Fed, le pétrole nerveux
-
Mondial-2026: Neymar fêté par ses coéquipiers pour son premier entraînement officiel
-
Sur l'Iran et l'Ukraine, le G7 affiche son "unité" après des mois de "désaccords" avec Trump
-
Fiscalité: un rapport du Sénat appelle à ouvrir "la boîte noire" des hauts patrimoines
-
Le désengagement de marques nationales empêche la progression du Nutri-Score, selon un rapport
-
France: l'Insee anticipe une croissance de 0,7% pour 2026, avec des ménages mis à rude épreuve
-
Au Sénat américain, Trump tente de réaffirmer son autorité
-
Le désengagement de marques nationales empêche la progression du Nutri-Score (rapport)
-
Le prince Harry, Meghan et leurs enfants se rendront au Royaume-Uni en juillet
-
Le patron de TotalEnergies défend sa fiscalité et le plafonnement de ses carburants
-
Ormuz : trafic maritime toujours limité, mais des signes de reprise
-
Wall Street ouvre sans grand entrain, attend la Fed
-
L'UE reste loin du compte en matière de souveraineté numérique
-
La BBC va supprimer 550 postes d'ici mars 2027
-
Loi d'urgence agricole: le Sénat rouvre le débat sur la réintroduction de pesticides interdits
-
Chikungunya, dengue, Zika: plus de 210 cas importés dans l'Hexagone depuis début mai
-
Au G7, l'accord avec l'Iran salué, Trump met en garde Téhéran
-
Migration: le Parlement européen adopte la réforme prévoyant des "hubs de retour"
-
Accord Iran/Etats-Unis: les derniers développements
-
Jeff Bezos rêve de rendre la Terre à son état d'avant l'industrie
-
VivaTech: l'Europe en quête de solutions pour limiter sa dépendance des États-Unis
-
De nouveaux jeux à "Fort Boyard", avec Cyril Féraud aux commandes dès le 4 juillet
-
Le Parlement européen approuve une nouvelle génération d'OGM
-
Carburants: le plafonnement en France a coûté 200 M d'euros à TotalEnergies depuis le début de la guerre
-
En Allemagne, les paiements sans espèces prennent le dessus, selon la Bundesbank
-
Les Français consomment toujours plus de vêtements neufs
-
Cyclisme: Wout Van Aert, blessé au coude, forfait pour le Tour de France
-
L'assemblée de Mayotte vote la création d'un établissement public pour gérer le port de Longoni
-
Mondial-2026: Ronaldo entre en piste après les débuts record de Messi et Mbappé
-
Tirs de semonce russes dans la Manche: Starmer qualifie l'incident d'"imprudent" mais pas "inquiétant"
-
IA: le chinois DeepSeek franchit les 50 milliards de dollars de valorisation (médias)
-
Accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient: les derniers développements
-
Dans le sud du Liban, un village enterre ses "martyrs" d'une nouvelle guerre avec Israël
Dermatose: dans le Sud-Ouest, Genevard défend sa stratégie, assure "entendre" les éleveurs
La ministre de l'Agriculture Annie Genevard a assuré lundi à Toulouse "entendre" la détresse des éleveurs, mais a défendu sa gestion de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), critiquée par une partie des agriculteurs et de la classe politique.
Après avoir assisté à la vaccination d'un troupeau de blondes d'Aquitaine en Haute-Garonne, la ministre a rejoint la préfecture de Toulouse pour une "réunion de crise" en fin d'après-midi.
"Les agriculteurs m'ont demandé qu'on puisse élargir le territoire de la vaccination et je les ai entendus", a-t-elle dit à BFMTV.
"C'est un premier infléchissement du protocole. Il était attendu par plusieurs organisations syndicales et j'ai souhaité y répondre. C'est la raison pour laquelle nous vaccinerons entre 600.000 et 1 million de bovins" dans une zone élargie de vaccination dans tout le sud du pays, a-t-elle ajouté.
En dépit d'un nouveau cas de DNC détecté dimanche dans une petite ferme de l'Aude, où les dix bovins du foyer ont été euthanasiés, la ministre a souligné que tous les cas étaient désormais éradiqués et que la situation était "sous contrôle".
La ministre a rappelé les "trois piliers" de la stratégie sanitaire: l'abattage systématique dès la détection d'un cas, la vaccination et la restriction de mouvements, seuls à même de venir à bout de cette maladie animale très contagieuse, non transmissible à l'homme mais qui peut toucher très durement le cheptel.
Dans une région frondeuse où la colère s'est vite convertie en actions, la ministre s'est tenue loin des blocages sur le terrain et a organisé son déplacement sans caméras.
- "Zéro proposition" -
A la pointe de la mobilisation, les syndicats Coordination rurale, radicale et parfois ouvertement proche de l'extrême droite, et Confédération paysanne, classée à gauche, convergent de façon inhabituelle pour réclamer la fin de l'abattage systématique et l'extension générale de la vaccination.
Sur le barrage, pas de drapeau syndical mais une colère immense. Les manifestants s'apprêtent à passer leur quatrième nuit sur place. Nombre d'entre eux n'envisagent pas de lever le camp "si rien ne bouge".
La crise n'est pas née dans le Sud-Ouest, qui n'est pas le coeur de l'élevage français, mais c'est ici que se cristallise la colère depuis deux ans, en réaction à la crise de la viticulture et aux crises sanitaires, alimentées par le changement climatique.
Plusieurs axes routiers sont aussi bloqués ce lundi par des agriculteurs de la Coordination rurale en Gironde, en Dordogne et Haute-Vienne. Blocages aussi dans les Landes, où manifeste la Confédération paysanne.
A Tours, le centre-ville a pris des allures de camp retranché, avec dépôt de pneus et de fumier devant la préfecture, et de bennes de pommes de terre devant l'hôtel de ville. A Boulogne-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais, quelque 70 tracteurs ont défilé dans les rues pour dire "stop au massacre" des bêtes.
Tout en reconnaissant le drame individuel que constitue l'abattage d'un troupeau, le gouvernement tente d'en appeler "à la science" et à la "responsabilité" pour préserver le cheptel bovin français.
- "Consensus scientifique" -
Lundi soir, Annie Genevard a appelé à dresser "un mur sanitaire" contre la DNC, en respectant à la lettre les interdictions de déplacement de bétail. Elle a souligné que l'éradication des foyers était pour le moment la seule façon de lutter efficacement contre une maladie qui se propage grâce à un insecte piqueur - favorisé par la douceur automnale.
Lui aussi en déplacement en Haute-Garonne, le président du premier syndicat agricole FNSEA, Arnaud Rousseau, a appelé avant tout à "suivre le consensus scientifique", pour sortir le plus rapidement possible de cette crise et "faire en sorte que le marché ne s'effondre pas".
La fédération Culture Viande, qui regroupe les entreprises d'abattage et découpe, a de son côté mis en garde contre les conséquences économiques d'une vaccination généralisée: la France perdrait alors son statut indemne et "il en résulterait une complexification accrue des conditions d'exportation".
Mais face à la détresse des éleveurs et au risque d'un nouvel embrasement des campagnes, les critiques enflent sur la gestion de la crise chez des élus ruraux inquiets, comme au niveau national, du Rassemblement national à LFI.
Lundi, plus de 200 maires et élus locaux d'Ariège se sont rassemblés à Foix devant la préfecture pour appeler l'Etat à dialoguer avec les agriculteurs afin de réévaluer le protocole de lutte contre la DNC.
A.Anderson--AT