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Criminalité financière: amende de 42 millions de livres contre Barclays
La banque britannique Barclays a écopé mercredi d'une amende de 42 millions de livres (48 millions d'euros) de la part du régulateur des marchés financiers, la FCA, pour des manquements en matière de contrôles liés aux crimes financiers.
Les contrôles inadaptés "permettent aux criminels de blanchir les produits de leurs crimes et aux fraudeurs de tromper les consommateurs", souligne Therese Chambers, codirectrice exécutive de la FCA, citée dans un communiqué. "Les banques doivent assumer leurs responsabilités."
Dans un premier dossier, Barclays est sanctionné à hauteur de 39,3 millions de livres pour n'avoir "pas correctement pris en compte les risques de blanchiment d'argent associés" au fournisseur de services bancaires à Stunt & Co, selon la FCA.
"En un peu plus d'un an, Stunt & Co a reçu 46,8 millions de livres de Fowler Oldfield, une opération de blanchiment d'argent de plusieurs millions de livres", explique-t-elle.
La banque avait pourtant "reçu des informations des forces de l'ordre sur des soupçons de blanchiment d'argent via Fowler Oldfield" et avait "appris que la police avait perquisitionné les deux entreprises".
Dans un second dossier, Barclays se voit reprocher de n'avoir pas "recueilli suffisamment d'informations" sur le risque de blanchiment lié à l'entreprise WealthTek, à qui elle avait ouvert un compte client.
Si la banque avait "consulté le registre des services financiers avant d'ouvrir le compte", elle aurait vu "que WealthTek n'était pas autorisé par la FCA à détenir des fonds clients".
Dans ce dossier, "Barclays a obtenu une réduction significative de son amende grâce à sa coopération" à l'enquête, souligne Therese Chambers.
Il s'agit de la troisième amende depuis 2015 pour Barclays, qui souligne dans un communiqué avoir "renforcé ses capacités en matière de lutte contre la criminalité financière".
R.Chavez--AT