-
Mondiaux de cyclisme: Seixas, tous pour un
-
Isolé et sur la défensive, un Netanyahu combatif attendu à l'ONU
-
D'Afrique australe à l'Australie, la nouvelle route de la meth du cartel de Sinaloa
-
Dans le nord du Pérou, des murets de fortune avant le retour d'El Niño
-
Aux Etats-Unis, les républicains dépensent à tout-va à quelques semaines des élections
-
Euroligue: la course aux armements avant le grand chambardement
-
F1: Antonelli à l'épreuve du difficile circuit de Bakou
-
Ligue des nations: Klopp et Xavi lancent une nouvelle ère en Allemagne et aux Pays-bas
-
Ligue des nations: l'Espagne favorite, Zidane fait ses débuts avec la France
-
A Kiev, l'hiver en ligne de mire
-
La Bulgarie, nouvelle "batterie" des Balkans
-
Dieu et l'IA: quand le Vatican s'invite à la table des géants de la tech
-
Législatives au Maroc: le PAM en tête, participation au plus bas depuis près de 20 ans
-
Frappes aériennes pakistanaises en Afghanistan, Kandahar visée selon un résident
-
Meta mise sur des lunettes connectées sans caméra, pensées pour son IA Muse
-
Kiev visée par des missiles russes, au moins deux morts
-
L'IA d'OpenAI a infiltré un site du gouvernement australien
-
Au Maroc, des législatives marquées par une participation au plus bas depuis près de 20 ans
-
Xi reçu par un Trump aux petits soins
-
Violences sexistes et sexuelles: premier feu vert à l'Assemblée pour la loi "intégrale"
-
Procès en appel du MoDem : François Bayrou interrogé jeudi par ses juges
-
Pour le premier débat de la primaire sociale-démocrate, les candidats s'affrontent sur LFI
-
Trump reçoit Xi avec des égards exceptionnels
-
Crise des carburants et menace russe au menu de l'interview de Macron jeudi soir
-
IA: Anthropic dévoile un premier résultat de son laboratoire de biologie
-
Brésil: pluies record à Rio en septembre, à l'heure d'El Niño
-
Ligue des champions féminine: le Paris FC explose en vol à Barcelone
-
Iran: des vols internationaux annulés après le verrou américain
-
Wall Street termine en baisse, fait les frais du bond des coûts d'emprunt
-
IA: à l'ONU, les patrons d'Anthropic et OpenAI appellent à la vigilance et la coopération
-
L'héritage de la star de la country Dolly Parton au coeur d'un bras de fer
-
Carburants: ouverture des aides pour les pêcheurs pour les mois de juin à août
-
Ethiopie: les forces tigréennes contrôlent les aéroports du Tigré, appels à la "désescalade"
-
Le chef de l'ONU lance à New York un dernier appel à l'action climatique avant son départ
-
Taxer les producteurs de pétrole au niveau européen, "pas la meilleure solution", selon Roland Lescure
-
Harvey Weinstein à nouveau condamné à 15 ans de prison pour une agression sexuelle en 2006
-
Messages haineux ciblant Teddy Riner: enquête ouverte pour injures publiques racistes et cyberharcèlement
-
Trump invite Poutine au sommet du G20
-
YouTube permet désormais de personnaliser son fil vidéo grâce à un chatbot
-
Les mutuelles invitées à augmenter leur rôle dans le remboursement des soins
-
Les Houthis menacent les Etats-Unis de représailles en cas d'intervention
-
Le vaste projet de rénovation de la tour Montparnasse tombe à l'eau
-
Allemagne: lendemain de fête difficile pour la gauche radicale à Berlin
-
Trump va recevoir Xi avec une pompe exceptionnelle
-
Cybersécurité: Airbus va empêcher les secrets l'armée française de se retrouver sur un réseau non protégé
-
Equipe de France: ce qui va changer avec Zidane
-
Sous pression de Trump, le Royaume-Uni prêt à revoir l'accord sur la restitution des Chagos à Maurice
-
La Bourse de Paris termine prudemment, nouvelle flambée du coût de la dette
-
Harvey Weinstein de nouveau condamné à 15 ans de prison pour agression sexuelle en 2006
-
Tour Montparnasse: le projet de rénovation tombe à l'eau
"C'est resté comme ça depuis Chido": à Mayotte, le long chantier de la reconstruction
Des débris s'entassent dans une cour d'immeuble, les plaques de plâtre et la laine de verre barrent l'entrée d'un escalier. Six semaines après le passage du cyclone Chido, l'heure à Mayotte est parfois encore au déblaiement plutôt qu'à la reconstruction, qui s'annonce longue.
Le toit de l'appartement le plus haut de cet immeuble de Petite-Terre a disparu et ses murs en bois se sont affaissés sous la puissance du vent.
A l'étage inférieur, des morceaux de verre et de tissus jonchent le sol près d'un canapé, d'un meuble télé et d'un vaisselier intact.
"C'est resté comme ça depuis Chido", le cyclone qui a dévasté le petit archipel français de l'océan Indien le 14 décembre, souffle Ali Anthum, salarié d'une entreprise de construction. "Il faut dégager tout ce qui a été abîmé avant de pouvoir faire les travaux". Un gros chantier pour la société, "débordée".
Chido, cyclone le plus dévastateur à Mayotte depuis 90 ans, a causé la mort d'au moins 39 personnes et fait plus de 5.600 blessés, selon le bilan des autorités.
Hamidat Soilihi, la propriétaire de l'appartement, absente mi-décembre, a découvert son logement trois semaines plus tard, sans pouvoir tout déblayer elle-même.
La grande majorité des maisons et bâtiments du département le plus pauvre de France ont été mis hors d'eau avec des bâches ou des tôles mais la reconstruction prendra du temps.
Jusqu'au passage de la tempête Dikeledi le 12 janvier, l'urgence a été de rafistoler les toits.
"A chaque averse, l'eau s'accumulait et faisait gondoler le faux plafond", raconte Florent, locataire à Labattoir, en Petite-Terre. Un changement de toiture n'est cependant pas à l'ordre du jour.
Selon Julian Champiat, président de la Fédération mahoraise du bâtiment et des travaux publics (FMBTP), nombre d'habitants "attendent désormais un retour de leur assurance. Il faut qu'un expert passe et qu'ils soient indemnisés pour lancer des travaux".
Selon la caisse centrale de réassurance, moins de 10% des logements sont assurés à Mayotte et Hamidat Soilihi fait partie de ceux qui ne le sont pas.
"La construction du dernier appartement venait juste d'être terminée, je n'avais pas eu le temps de faire les démarches", explique cette mère de trois enfants de 5 à 12 ans, qui ignore pour l'instant comment reconstruire.
La Société immobilière de Mayotte a recensé 1.500 logements impactés sur son parc de 3.200 logements, dont 1.000 sociaux, et elle aussi n'a engagé pour l'instant que les travaux les plus urgents.
"Nous sommes en train de travailler avec les experts et les assurances et nous devrions lancer les premiers travaux dans les deux semaines à venir", souligne Ahmed Ali Mondroha, directeur de cette société d'économie mixte, qui s'attend à un coût de plusieurs "dizaines de millions d'euros".
- Rupture de stock -
Les entreprises de construction sont par ailleurs confrontées à un problème de taille : la disponibilité des matériaux.
"Les habitants les plus aisés se sont rués sur les planches de tôle juste après le cyclone", relève Bruno Baratte, directeur d'exploitation de l'entreprise Tôle de Mayotte.
"Ceux qui ont moins de moyens nous ont demandé des devis et ont attendu d'être indemnisés par leurs assurances. Mais très vite, nous avons été en rupture de stock sur de nombreuses références. On a passé une nouvelle commande juste après le cyclone mais on ne recevra rien avant fin mars", pronostique le professionnel.
Selon Julian Champiat, les entreprises manquent "de tôle, de matériel de couverture, de charpente, de +placo+... Tout ce qui permet de construire une maison".
Ces pénuries freinent le lancement des chantiers. Tout comme l'incertitude sur le rôle du nouvel établissement public dédié à la reconstruction, prévu par le projet de loi d'urgence voté mercredi par l'Assemblée nationale.
"Le plus urgent a été fait dans les établissements scolaires. Des bâches ont été posées sur les toits, ce qui pouvait être sécurisé l'a été", note le président de la FMBTP, qui attend désormais de connaître les directives du nouvel établissement pour la reconstruction.
"Pour les gros chantiers, des appels d'offres seront lancés, il faudra y répondre, tout ça prend du temps... Avant un ou deux mois, il se passera peu de choses sur le terrain", prévient-il.
G.P.Martin--AT