-
L'UE espère rééquilibrer ses échanges avec la Chine grâce au dialogue
-
Feu vert du Conseil d'Etat à la poursuite du chantier contesté de l'A69
-
Loi d'urgence agricole: le gouvernement appelle le Sénat à préserver "l'équilibre" du texte
-
Canicule: loin des urgences, la mort silencieuse à domicile de personnes âgées isolées
-
Wimbledon: Sinner s'en sort dans la douleur, en cinq set, face à Kecmanovic
-
Renvoi du procès à huis clos du rappeur Doums pour violences conjugales sur Adèle Exarchopoulos
-
Fusillade en Allemagne: six morts, la police évoque une "tragédie familale"
-
Canicule: le secteur de la Bourse à Paris, incluant l'AFP, touché par une panne d'électricité
-
RDC: Ebola s'étend dans tout le nord-est avec une 4e province affectée
-
Ukraine: neuf morts dans des frappes russes
-
Turbulences à Airbus autour du télétravail
-
À Mayotte, le paludisme refait surface et inquiète les autorités sanitaires
-
Mondial-2026: chez les Bleus, l'alternance à gauche
-
Le rappeur Doums jugé à huis clos pour violences conjugales sur l'actrice Adèle Exarchopoulos
-
Décentraliser le Royaume-Uni: le pari d'Andy Burnham, probable successeur de Starmer
-
Allemagne : cinq morts lors d'une fusillade, deux suspects arrêtés, selon la police
-
Foot: Manchester City nomme Maresca entraîneur, avec la lourde charge de succéder à Guardiola
-
Shein dans le viseur: le Parlement entérine une loi contre l'ultra fast fashion
-
Wall Street ouvre en hausse, entre tech et géopolitique
-
Hostilités en pause entre Téhéran et Washington, Trump annonce une réunion mardi au Qatar
-
Nouvelle secousse au Venezuela, où espoir et colère se mèlent dans la recherche des survivants
-
Gouvernance du sport et dérives du foot: un autre match a débuté à l'Assemblée
-
Le Pakistan lance son attaque la plus meurtrière contre l'Afghanistan depuis des mois
-
Le Tour de France s'adaptera face à la canicule, dit son directeur à l'AFP
-
Andy Burnham, probable successeur de Starmer, promet de décentraliser pour relancer le Royaume-Uni
-
XV de France: Antoine Dupont forfait pour le Championnat des nations
-
Ukraine: sept morts dans des frappes russes
-
Tour de France: Pogacar avec Del Toro mais sans Sivakov
-
Avec un contrat historique dans l'eau à Oman, Suez confirme son retour à l'international
-
Le géant américain Comcast se scinde pour isoler ses activités médias, NBCUniversal et Sky
-
Suez remporte à Oman un des plus gros contrats de son histoire, dans la gestion de l'eau
-
Canicule: l'Europe centrale à la peine avec plus de 35°C
-
Hostilités en pause entre Téhéran et Washington, première rencontre irano-omanaise sur Ormuz
-
Le Danemark va hiérarchiser l'accès au réseau d'électricité, dépassé par les demandes
-
Canicule: 20.000 foyers restent privés d'électricité après les orages (Enedis)
-
La non-assurance automobile, un fléau qui perdure
-
La canicule impitoyable aussi pour les poissons d'eau douce
-
Violences sexuelles sur les enfants: l'Etat doit mettre fin à la "fabrique" des agresseurs, disent des psychiatres
-
British American Tobacco annonce 5.500 suppressions de postes dans le monde
-
Séismes au Venezuela: peu d'espoirs de retrouver des survivants, la grogne monte
-
Pékin annonce des restrictions d'exportation visant 20 entités japonaises
-
France Inter: Maïtena Biraben remplace Nagui et sa "bande originale" avec une nouvelle émission
-
Les frais supplémentaires de Ryanair annulés par la justice en Autriche
-
La Malaisie prolonge jusqu'en 2027 l'accord de recherche sur le vol MH370, disparu en 2014
-
La Corée du Sud annonce un plan colossal d'investissements dans l'IA
-
Le Pakistan dit avoir mené de nouvelles frappes dans l'est de l'Afghanistan
-
Séismes au Venezuela: déjà 1.450 morts, peu d'espoirs de retrouver des survivants
-
Les premiers congés de naissance démarrent: les parents se réjouissent, malgré quelques difficultés
-
Au Gabon, l'hostilité croissante du pouvoir envers les voix critiques
-
Pangolins, chimpanzés: le commerce illégal d'espèces sauvages prospère sur Facebook
Equateur: l'armée investit les rues d'un pays "terrorisé" par la violence des gangs
Des centaines de soldats patrouillent mercredi dans les rues quasi désertes de la capitale équatorienne, après les violences des deux derniers jours de la part des gangs liés au narcotrafic qui ont fait au moins dix morts et plongé le pays dans la "terreur".
Des soldats sont visibles notamment dans les rues vides entourant le palais présidentiel, dans le centre de la capitale, tandis que dans le nord, le parc de La Carolina, l'un des plus grands de la ville de trois millions d'habitants, est vide.
Peu de voitures circulent dans Quito, tout comme dans le grand port de Guayaquil (sud-ouest), où commerces et boutiques restent fermés.
"Il y a de la peur, il faut être prudent, regarder par-ci, par-là, si je prends ce bus que va-t-il se passer ?" témoigne auprès de l'AFP sous couvert d'anonymat une femme de 68 ans, qui se rend à son travail dans le nord de Quito. Elle assure être "terrorisée" par la violence en cours dans le pays.
Le ministère de l'Education a ordonné mardi la fermeture jusqu'à vendredi de toutes les écoles.
- Main de fer -
Lundi, le plus jeune président de l'histoire de l'Equateur a décrété l'état d'urgence pour 60 jours, et mardi déclaré le pays en état de "conflit armé interne", ordonnant "la mobilisation et l'intervention des forces armées et de la police nationale" pour "garantir la souveraineté et l'intégrité nationale".
"Fito" s'était déjà évadé en 2013 d'une prison de haute sécurité, avant d'être repris au bout de trois mois. Son nom avait fait la Une de la presse après l'assassinat début août de l'un des principaux candidats à la présidentielle, qui avait fait état peu avant son exécution de menaces de mort de la part du chef des Choneros.
Ce gang, d'environ 8.000 hommes selon les experts, est devenu le principal acteur du narcotrafic florissant en Equateur. Fabricio Colon Picole, chef d'un autre puissant gang, Los Lobos, s'est également évadé, mardi.
Plusieurs mutineries et prises en otage de gardiens touchent depuis lundi diverses prisons, relayées par d'effrayantes vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrant les captifs menacés par les couteaux de détenus masqués et l'exécution d'au moins deux gardiens par arme à feu et pendaison.
Plus de cent gardiens et agents administratifs sont retenus en otage dans au moins cinq prisons, selon l'administration pénitentiaire, qui communique très peu sur le sujet.
- "Très alarmé" -
Des hommes armés ont même fait irruption mardi sur le plateau d'une télévision publique à Guayaquil, prenant en otages des journalistes et employés jusqu'à l'intervention des forces de l'ordre.
Les Etats-Unis, l'Union européenne, le Brésil, la Colombie, le Chili ou encore le Venezuela ont rejeté ces violences. Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres est "très alarmé par la détérioration de la situation" en Equateur, a déclaré mercredi son porte-parole Stéphane Dujarric.
La France et la Russie ont déconseillé à leurs ressortissants de se rendre dans le pays et le Pérou a déclaré l'état d'urgence le long de sa frontière.
Les forces de sécurité ont de leur côté diffusé des images de leurs interventions depuis dimanche dans divers pénitenciers, montrant des centaines de détenus en sous-vêtements, mains sur la tête et allongés sans ménagement sur le sol.
Ces images rappellent la communication du président salvadorien Nayib Bukele, crédité d'avoir rétabli, grâce à sa "guerre" contre les gangs, la sécurité dans son pays, au prix d'une restriction des droits des détenus selon les organisations de défense des droits de l'Homme.
L'Equateur, naguère havre de paix, est ravagé par la violence après être devenu le principal point d'exportation de la cocaïne produite au Pérou et en Colombie voisins. Les assassinats y ont augmenté de 800% entre 2018 et 2023, passant de six à 46 pour 100.000 habitants. En 2023, 7.800 homicides ont été comptabilisés et 220 tonnes de drogues saisies.
K.Hill--AT