-
Grèce: 36 accusés face à la justice trois ans après la catastrophe ferroviaire de Tempé
-
Allemagne: verdict attendu dans un procès climatique contre BMW et Mercedes-Benz
-
A Houston, la guerre au Moyen-Orient bouleverse le Davos de l'énergie
-
Au lendemain des municipales, l'heure des leçons pour les partis
-
Retour de l'électricité à Cuba après une "panne totale"
-
Grégoire élu maire de Paris haut la main, défaite cuisante pour Dati
-
Retour progressif de l'électricité à Cuba après une "panne totale"
-
Espagne: le Real bat l'Atlético lors d'un derby fou et reste au contact du Barça
-
Christophe Barthès, premier maire RN de Carcassonne
-
Masters 1000 de Miami: nouvelle sortie prématurée pour Alcaraz, battu au 3e tour
-
Benoît Payan, un maire de Marseille enfin élu et triomphant face au RN
-
Mondiaux d'athlé en salle: Hodgkinson supersonique sur 800 m, "Super Sunday" pour les Britanniques
-
Emmanuel Grégoire, l'habile et discret héritier à Paris
-
MotoGP: triomphe pour Bezzecchi et Aprilia au Brésil
-
Foot: fin de carrière pour Dimitri Payet, roi sans couronne
-
Après les municipales, retour aux affaires judiciaires pour Dati
-
Une mère et son fils disparus en Aveyron, d'importants moyens déployés pour les retrouver
-
Pluies diluviennes au Kenya : déjà 81 morts en mars
-
Nouvelles attaques de colons israéliens contre plusieurs villages en Cisjordanie
-
Espace: Moscou reprend les lancements depuis un pas de tir ayant été endommagé à Baïkonour
-
Ligue 1: Olivier Giroud punit l'OM, Lyon sombre encore
-
L1: L'OM rechute contre Lille et voit ses rivaux revenir
-
France 3 Ile-de-France à nouveau en grève, pas de soirée électorale
-
Biathlon: Mazet veut poursuivre "l'excellent travail" en vue des JO-2030
-
Régionale allemande: le parti de Merz en tête et l'AfD en forte progression
-
Biathlon: pour la der à Oslo, des Bleus lessivés mais avec toujours plus de globes
-
Le nombre de cas de méningite en Angleterre revu à la baisse
-
Un chroniqueur de l'émission d'Hanouna hospitalisé après un coup violent hors antenne
-
Angleterre: Tottenham au fond du trou après une lourde défaite
-
Nouvelles attaques de colons israéliens contre plusieurs villages en Cisjordanie occupée
-
Biathlon: Lou Jeanmonnot "épuisée" mais "vraiment fière" après son gros globe
-
Super-G: doublé pour Paris, Odermatt la tête ailleurs
-
Après leur guerre douanière, les Etats-Unis et la Chine tentent de réguler leurs relations
-
Cyclisme: Pogacar et le rêve du Grand Chelem
-
L'Iran et les Etats-Unis multiplient les menaces sur les infrastructures clés
-
Ski: Paris gagne le dernier super-G, nouveau globe pour Odermatt
-
Le Pakistan réprime de plus en plus la liberté d'expression, selon les défenseurs des droits
-
30.000 km par an: le monde sauvera-t-il cet oiseau migrateur qui traverse les Amériques ?
-
Ski: Goggia, victorieuse à Kvitfjell, décroche son premier globe du super-G
-
Le point sur le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz
-
Ultimatum de Trump à l'Iran, qui menace en retour de frapper des infrastructures clés
-
Slovénie: Golob contre Jansa, deux personnalités diamétralement opposées
-
Municipales: les électeurs votent à un second tour à suspense
-
L'Italie organise un référendum très débattu sur la réforme judiciaire
-
Slovénie: coude à coude aux législatives entre un libéral et un pro-Trump
-
Au Danemark, Mette Frederiksen tente de décrocher un troisième mandat de Premier ministre
-
Municipales: les électeurs votent au second tour à haut suspense
-
L'Iran menace de frapper des infrastructures clés après un ultimatum de Trump
-
Cuba touchée par une deuxième panne de courant nationale en moins d'une semaine
-
Les Slovènes votent entre le libéral Golob et le pro-Trump Jansa
Gérard Pélisson le visionnaire, moitié d'un tandem mythique qui a fondé Accor
Visionnaire et souvent vu comme humaniste, Gérard Pélisson, qui vient de décéder à l'âge de 91 ans, a formé avec son complice Paul Dubrule un tandem mythique du capitalisme français, qui a fait naître le géant de l'hôtellerie Accor.
Leurs portraits en noir et blanc ont orné pendant des décennies le hall des hôtels Accor, aujourd'hui 6e groupe hôtelier mondial avec 5.400 établissements sous enseigne Novotel, Ibis, Sofitel, Mercure ou Pullman dans 110 pays. "Tous les grands projets n'ont vu le jour que parce que nous étions d'accord", disait-il au sujet de son partenaire Paul Dubrule, qu'il vouvoiera toute sa vie.
"Il était Bac +10, Dubrule était Bac -2. Lui était l'homme des chiffres, Paul celui de la stratégie. Ils avaient une complémentarité énorme, une très grande complicité, un respect extraordinaire... et des engueulades légendaires, mais toujours en privé", rapporte le biographe Henry Lang. Petit alors que Paul Dubrule est grand, ce qui est source de tensions entre eux, il s'achètera une Bentley car, dira-t-il, il peut "entrer debout" dedans.
Né le 9 février 1932 à Lyon, Gérard Pélisson part, diplôme d'ingénieur de l'Ecole centrale en poche, aux Etats-Unis où "les petits boulots" de sa femme paient ses études au célèbre Massachusetts Institute of Technology (MIT) avant qu'IBM ne l'embauche.
Rentré en France, il rencontre Paul Dubrule, comme lui admirateur de la "success story" américaine Holiday Inn, aux chambres standardisées en périphérie des villes, quand en France l'hôtellerie n'est pas encore une industrie. En trois ans, ils réunissent 3 millions de francs et ouvrent près de Lille en 1967, sur un ancien champ de betteraves proche de l'autoroute du Nord, un premier Novotel.
- "Fidélité aux collaborateurs" -
Succès immédiat. Deux autres Novotel sortent de terre en deux ans, à Colmar et Marseille et en 1974, Bordeaux accueille le premier Ibis, embryon du premier réseau d'hôtels économiques en France puis en Europe. Dans les années 70, la SIEH (Société d'investissement et d'exploitation hôteliers) investit en Afrique, au Moyen-Orient, en Amérique du Sud et du Nord, et devient Accor en 1983.
Ex-ambassadeur d'Accor pour le Moyen-Orient, Abdou Belgat se souvient que Gérard Pélisson voulait "conquérir les villes saintes" comme La Mecque, pour s'imposer dans la région où le groupe exploite aujourd'hui 133 hôtels, à Dubaï ou Abu Dhabi. Amateur de bons mots, adepte du franc-parler, il se disait "favorable à l'emploi à vie, sauf pour les cons", rapporte son co-biographe Pierre-Michel Kaufmann.
En visite dans un de ses hôtels, il épluche les comptes et préfère "demander à la réceptionniste pourquoi elle fait la tête" plutôt que de s'intéresser aux "salamalecs du directeur", se souvient M. Belgat. En négociation, il peut "mentir comme un arracheur de dents, mais toujours pour le bien d'Accor", et "ne revient jamais sur un +Oui+", dit M. Lang.
"Pilier, référence" de l'hôtellerie en France, le duo Pélisson-Dubrule avait "une fidélité à ses collaborateurs" à l'opposé de "la gestion par les purs financiers qui se sont imposés" sur le secteur, estime Didier Arino, du cabinet spécialisé Protourisme.
A coups de rachats -Courtepaille, Mercure, Sofitel...- le duo casse les codes, innove, inventant "la chambre à 99 francs" des Formule1, et se hisse parmi les leaders mondiaux du secteur. En 1990, ils veulent même créer le "Mc Donald's de l'hôtellerie" en ouvrant 150 établissements par an.
Fin gastronome, Gérard Pélisson avait "sa table, la numéro 5, réservée à vie au Pré Catelan", dit le chef triplement étoilé Frédéric Anton, heureux de sa "relation privilégiée" avec cet "épicurien", membre du "Club des cent", qui adorait "venir en cuisine, donner son avis sur un plat".
A partir de 1994, les acquisitions à tout-va pèsent sur les comptes d'Accor: le tandem abandonne la direction opérationnelle en 1997 mais conserve la coprésidence du conseil de surveillance jusqu'en 2005.
L'année suivante, Gérard impose son neveu Gilles Pélisson à la tête du groupe, après une bataille d'actionnaires.
Que lui a-t-il appris ? "Tout", répond le neveu, ex PDG de TF1, qui a créé avec lui la Fondation G&G Pélisson. "Une foi dans la vie incroyable, l'importance donnée aux collaborateurs, à l'aventure humaine, le poids donné aux grands patrons opérationnels dans la décision, la dynamique des affaires, les prises de risques... et l'idée que les managers doivent être accessibles", détaille Gilles Pélisson à l'AFP. "Ce sont des principes que j'applique encore".
En 1998, Gérard Pélisson avait aussi repris avec son ami Paul Bocuse l'Ecole des Arts Culinaires et d'Hôtellerie d'Ecully, rebaptisée Institut Paul Bocuse.
H.Romero--AT