-
Emmanuel Grégoire, l'habile et discret héritier à Paris
-
MotoGP: triomphe pour Bezzecchi et Aprilia au Brésil
-
Foot: fin de carrière pour Dimitri Payet, roi sans couronne
-
Après les municipales, retour aux affaires judiciaires pour Dati
-
Une mère et son fils disparus en Aveyron, d'importants moyens déployés pour les retrouver
-
Pluies diluviennes au Kenya : déjà 81 morts en mars
-
Nouvelles attaques de colons israéliens contre plusieurs villages en Cisjordanie
-
Espace: Moscou reprend les lancements depuis un pas de tir ayant été endommagé à Baïkonour
-
Ligue 1: Olivier Giroud punit l'OM, Lyon sombre encore
-
L1: L'OM rechute contre Lille et voit ses rivaux revenir
-
France 3 Ile-de-France à nouveau en grève, pas de soirée électorale
-
Biathlon: Mazet veut poursuivre "l'excellent travail" en vue des JO-2030
-
Régionale allemande: le parti de Merz en tête et l'AfD en forte progression
-
Biathlon: pour la der à Oslo, des Bleus lessivés mais avec toujours plus de globes
-
Le nombre de cas de méningite en Angleterre revu à la baisse
-
Un chroniqueur de l'émission d'Hanouna hospitalisé après un coup violent hors antenne
-
Angleterre: Tottenham au fond du trou après une lourde défaite
-
Nouvelles attaques de colons israéliens contre plusieurs villages en Cisjordanie occupée
-
Biathlon: Lou Jeanmonnot "épuisée" mais "vraiment fière" après son gros globe
-
Super-G: doublé pour Paris, Odermatt la tête ailleurs
-
Après leur guerre douanière, les Etats-Unis et la Chine tentent de réguler leurs relations
-
Cyclisme: Pogacar et le rêve du Grand Chelem
-
L'Iran et les Etats-Unis multiplient les menaces sur les infrastructures clés
-
Ski: Paris gagne le dernier super-G, nouveau globe pour Odermatt
-
Le Pakistan réprime de plus en plus la liberté d'expression, selon les défenseurs des droits
-
30.000 km par an: le monde sauvera-t-il cet oiseau migrateur qui traverse les Amériques ?
-
Ski: Goggia, victorieuse à Kvitfjell, décroche son premier globe du super-G
-
Le point sur le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz
-
Ultimatum de Trump à l'Iran, qui menace en retour de frapper des infrastructures clés
-
Slovénie: Golob contre Jansa, deux personnalités diamétralement opposées
-
Municipales: les électeurs votent à un second tour à suspense
-
L'Italie organise un référendum très débattu sur la réforme judiciaire
-
Slovénie: coude à coude aux législatives entre un libéral et un pro-Trump
-
Au Danemark, Mette Frederiksen tente de décrocher un troisième mandat de Premier ministre
-
Municipales: les électeurs votent au second tour à haut suspense
-
L'Iran menace de frapper des infrastructures clés après un ultimatum de Trump
-
Cuba touchée par une deuxième panne de courant nationale en moins d'une semaine
-
Les Slovènes votent entre le libéral Golob et le pro-Trump Jansa
-
Attentats de Bruxelles: la Belgique unie dans le recueillement, dix ans après
-
Municipales: un second tour à haut suspense
-
Plus de 100.000 fans rassemblés pour le concert de BTS à Séoul, selon leur label
-
"Effrayant": deux missiles iraniens s'abattent sur le sud d'Israël, une centaine de blessés
-
Deux missiles iraniens s'abattent sur le sud d'Israël, une centaine de blessés
-
Nouveaux records de chaleur battus dans le centre des Etats-Unis
-
L'Iran frappe le sud d'Israël, des dégâts et une centaine de bléssés
-
Ligue 1: le PSG assomme Nice et reprend la tête
-
Top 14: Montpellier nouveau dauphin, le Stade français frappe fort
-
Mondiaux d'athlé en salle: l'or sans record pour Duplantis, record du monde à l'heptathlon
-
Ski de fond: Richard Jouve prend sa retraite, après deux médailles olympiques
-
Tir de missile iranien près d'un site nucléaire israélien, après une frappe sur Natanz
Dans l'ombre des frères Tate, les coulisses des studios de camgirls
Des studios ayant pignon sur rue et très peu de sexe virtuel: loin des sordides accusations de l'affaire Tate, la florissante industrie roumaine du videochat érotique défend le travail des camgirls.
L'arrestation fin décembre à Bucarest pour proxénétisme des frères américano-britanniques, accusés d'avoir forcé des filles à des activités sexuelles en ligne, a soudainement placé cette industrie discrète sous les projecteurs.
Dans le milieu, personne ne connaissait les deux trentenaires.
"Ils n'ont jamais participé aux événements du secteur", réagit Maria Boroghina, ex-modèle à succès devenue la responsable de Beststudios, l'une des plus grosses entreprises de Roumanie avec 160 inscrites.
Des informaticiens s'affairent derrière une longue rangée d'ordinateurs. Plus loin, l'espace maquillage fourmille de jeunes femmes apprêtées, alors que des photographes préparent une séance pour mettre à jour leurs profils.
- 8.000 euros par mois -
Tout autour, des dizaines de chambres au décor intimiste équipées de matériel vidéo, avec de grands lits recouverts de draps en soie et de coussins.
Huit heures par jour, les camgirls y échangent en privé avec des clients, qui déboursent entre deux et dix dollars par minute.
Au final, leurs revenus peuvent atteindre 8.000 euros nets par mois voire beaucoup plus, alors que le salaire moyen plafonne à 800 euros dans ce pays d'Europe orientale.
Partager un repas par écran interposé, dormir "ensemble", servir de confidentes: celles qui sont recrutées suivent une formation pour "gagner de l'argent en gardant leurs vêtements le plus longtemps possible", poursuit la quadragénaire. "Les contenus sexuellement explicites "ne représentent que 5% du travail".
Pour des raisons de sécurité, les interlocuteurs sont uniquement situés à l'étranger et des zones géographiques peuvent être bloquées sur demande des employées, que l'AFP n'a pas pu interroger.
D'une activité de niche dans les années 2000, le videochat roumain s'est imposé sur les ruines de l'industrie pornographique, tuée par la gratuité d'internet, comme une référence mondiale - aux côtés de la Colombie et de la Russie.
"Il pèse pour 40% du marché dans le monde", estime Anastasia, 33 ans, qui travaille au sein de la direction d'un autre studio, "Models4Models". Elle a préféré taire son patronyme.
Dans un pays réputé pour la vitesse de la connexion internet, on compte plus de 500 studios et des milliers d'emplois, selon des professionnelles du secteur. Aucune donnée officielle n'est cependant disponible.
- "Pas de mauvaise pub" -
Certains profitent de l'explosion de la demande - surtout avec les confinements liés à la pandémie de Covid-19 - pour piéger des jeunes femmes, à l'instar de ce qui est reproché à l'influenceur Andrew Tate et à son frère Tristan. Les deux hommes nient les allégations.
Dans une vidéo d'août 2022 disponible sur YouTube, l'ancien kick-boxeur explique avoir amassé des millions en se lançant dans le "webcam business", se définissant comme "un proxénète dans un sens positif".
Au-delà de la Roumanie, de plus en plus de victimes du trafic d'êtres humains "sont recrutées à travers le monde pour travailler derrière un écran", note Fabrizio Sarrica, expert de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC).
"C'est très lucratif" pour les criminels "qui ont ainsi accès à un grand nombre de clients" et peuvent "rediffuser les images à l'infini".
Dans les studios roumains, on assure que l'affaire Tate est un cas isolé.
"Tout le monde est sous contrat, les filles ont des horaires à respecter et sont payées en droit d'auteurs", explique Maria Boroghina.
Petit à petit, les mentalités évoluent, se félicite Ruxandra Tataru, organisatrice du Bucharest Summit, un salon annuel dédié au videochat qui rassemble plus de 3.000 participants.
La popularité du réseau social TikTok, où des camgirls vont se faire connaître en expliquant leur métier, "a notamment contribué à transformer le regard sur une activité trop souvent stigmatisée", observe-t-elle.
Si certains craignent les retombées négatives du récent scandale, Maria Boroghina y voit l'occasion de pousser la classe politique à mieux encadrer les pratiques d'une profession à part entière mais encore dépourvue de statut fiscal.
"Il n'y a pas de mauvaise publicité. C'est l'occasion de faire de la pédagogie!", sourit-elle.
T.Perez--AT